Résultats à Toulouse : Moudenc reste au Capitole, électeurs de Piquemal déçus.
Jean-Luc Moudenc a obtenu entre 53,5 % et 54,4 % des suffrages selon les estimations Ipsos et Ifop. Au bar The Winger, les électeurs de gauche ont exprimé leur mécontentement avec des commentaires tels que « c’est dégueulasse » et « ça doit être truqué » face à l’annonce des résultats.
Depuis 18 heures, l’ambiance était tendue mais festive. Au Winger, des électeurs de gauche attendaient anxieusement les résultats, partageant des discussions sur l’espoir d’une nouvelle « politique culturelle », d’une réponse pour les étudiants et surtout de la fin « de l’ère de Moudenc ». Cependant, au grand désespoir de la rue Bayard, quartier général de François Piquemal, Jean-Luc Moudenc conserve les clés du Capitole de Toulouse.
Les cris de « C’est dégueulasse », « c’est pas normal », « ça doit être truqué » résonnaient dans le bar de François Piquemal à l’annonce des résultats officiels : le candidat LFI ne sera pas maire. Alors que la Ville pouvait créer la surprise en devenant rose (et surtout rouge), les électeurs ont choisi : selon les estimations Ipsos et Ifop, Jean-Luc Moudenc, le divers droite sortant, a obtenu entre 53,5 % et 54,4 % des suffrages.
Deux salles, deux ambiances
Soudain, l’ambiance au Winger s’est figée, les sourires se sont évanouis et les discussions ont laissé place à des chuchotements. La soirée a pris un tournant désastreux. Malgré la présence de centaines de militants et d’électeurs de gauche, le maire sortant a été réélu, et LFI a dû se replier. En quelques minutes, ses sympathisants ont quitté les lieux, préférant digérer la défaite ailleurs.
A quelques centaines de mètres, au QG du maire sortant, rue Raymond-IV, c’était « enfin » la détente. Après une campagne extrêmement serrée, l’équipe a simplement célébré la victoire. Les sourires étaient au rendez-vous parmi les sympathisants, soulagés.
« Toulouse une ville rebelle ? C’est une ville libre »
À son arrivée, les voix ont scandé : « Moudenc-Moudenc-Moudenc ». Après 21h30, contrairement au bar Winger, c’était effectivement la fête. Victorieux, le maire sortant, décidé à poursuivre, s’est réjoui des résultats. « Toulouse est rassemblée ce soir et non fracturée. Toulouse est une ville rebelle ? En fait, c’est une ville libre », a-t-il commenté, satisfait, devant un groupe de journalistes. Il a reconnu que « c’était une campagne très intense. De toutes celles que j’ai menées, de loin la plus intense, la plus rude ». Il pourra ainsi profiter de l’inauguration de la ligne C du métro et de la fin des grands travaux du centre-ville, tous initiés durant ses mandats.
Les résultats du second tour commune par commune
Et même si la chanson « Motivés » du groupe toulousain Zebda a résonné au Winger en fin de soirée, entonnée après l’apparition fugace du candidat défait, cela n’a pas suffi à rendre l’atmosphère plus joyeuse. « Faut se taper sept ans maintenant », a conclu de manière défaitiste Miguel en quittant la soirée Piquemal.

