France

Aya Nakamura, désignée « chanteuse énorme malienne » par CNews

Richard Millet a qualifié Aya Nakamura de « chanteuse énorme malienne » lors d’un débat sur CNews ce lundi 23 février. En septembre 2012, il a été contraint de démissionner du comité de lecture des éditions Gallimard suite à un texte critiquant le multiculturalisme et l’islamisation de l’Europe.


L’écrivain Richard Millet a encore suscité la controverse sur CNews. Lors d’un débat sur les Jeux olympiques d’hiver, dans l’émission de Pascal Praud, ce lundi 23 février, l’auteur de 72 ans, habitué des plateaux de la chaîne d’information du groupe Bolloré, a qualifié Aya Nakamura de « chanteuse énorme malienne ».

Des excuses présentées

Le chroniqueur de « L’heure des pros » a de nouveau trébuché dans ses propos. En comparant la cérémonie de clôture des JO de Milan-Cortina 2026, qui a eu lieu le dimanche 22 février, et celle d’ouverture des JO de Paris 2024, il a estimé bon de dire : « Je préfère la *Traviata* à cette chanteuse énorme malienne qui chantait devant l’Académie française. »

« Vous ne pouvez pas parler comme ça, c’est irrespectueux » a rétorqué Sarah Saldmann, avocate et chroniqueuse régulière sur la chaîne. « Je vais être obligé de modérer », a ensuite ajouté l’animateur de CNews, demandant à Millet de présenter des excuses. « J’ai été formé à cette école qui s’appelle celle de l’honnête homme. Notamment à Boileau qui appelle un chat un chat. Je vous présente mes excuses et puis c’est tout », a finalement déclaré Millet, qui n’en est pas à son premier incident.

Sorties de route récurrentes

L’auteur de *La Forteresse* (2022) avait déjà qualifié Lucie Castets de « sexuellement incorrecte » sur CNews en 2024. Dans un autre registre, il a récemment fait l’éloge de la stratégie de Donald Trump, affirmant que « malgré son côté désordonné, voire fantasque, Trump a une stratégie extrêmement claire ».

En septembre 2012, Richard Millet a été contraint de démissionner du comité de lecture des éditions Gallimard, après avoir publié un texte critiquant le multiculturalisme et l’islamisation de l’Europe. *Langue fantôme* suivi de *Eloge littéraire d’Anders Breivik* faisait également l’apologie de la violence en qualifiant les actes du terroriste norvégien Anders Breivik (77 victimes en 2011) de “perfection formelle”. Dans une chronique publiée dans le quotidien Le Monde le 10 septembre 2012, l’écrivaine et lauréate du Prix Nobel de Littérature en 2022, Annie Ernaux, avait exprimé son indignation, dénonçant « des propos qui exsudent le mépris de l’humanité et font l’apologie de la violence ».