France

Saint-Valentin : 80% des jeunes en France considèrent le couple comme un « idéal de vie »

80 % des jeunes estiment que la vie de couple correspond à un idéal de vie, un chiffre en hausse de 9 points en un an selon une étude réalisée en 2025. 42 % des jeunes déclarent avoir déjà utilisé l’intelligence artificielle dans leur vie amoureuse, cette pratique étant plus répandue chez les femmes que chez les hommes.


Les jeunes de 18 à 30 ans se montrent-ils particulièrement traditionnels ? En tout cas, ils aspirent à une vie de couple « bien organisée », selon les résultats de la dernière étude #MOIJEUNE réalisée pour 20 Minutes – Opinion Way*, publiée pour la Saint-Valentin.

Contrairement à certaines idées reçues, la vie de couple demeure une valeur importante : 80 % des jeunes estiment qu’elle représente un idéal de vie. Ce chiffre a augmenté de 9 points en un an, d’après un sondage mené en 2025 auprès du même échantillon.

Face à une insécurité croissante, des inquiétudes sur l’avenir de la planète et une polarisation des opinions, la situation actuelle semble pousser certains vers une relation. Aurore Malet-Karas, docteure en neurosciences et sexologue, ne s’étonne pas de ces résultats : « Face au stress, les gens se dirigent vers ce qu’ils connaissent. Le couple, la tradition, ce sont des choses connues, qui rassurent. Les jeunes de la Gen Z sont très pragmatiques. Beaucoup considèrent un retour aux valeurs un peu plus traditionnelles ». Dans un contexte jugé anxiogène, le couple apparaît comme un refuge émotionnel et un espace de stabilité, surtout chez les jeunes de 18 à 24 ans (87 %) en comparaison avec ceux de 25 à 30 ans (74 %).

Cependant, on observe également une plus grande diversité dans les modèles relationnels. Aujourd’hui, 9 % des jeunes se déclarent en relation libre, soit une augmentation notable de 7 points en un an, avec une répartition presque équitable entre femmes et hommes.

Les attitudes envers l’orientation sexuelle évoluent également. Un tiers des jeunes (34 %) se définissent différemment de l’hétérosexualité. Parmi eux, 12 % se considèrent bisexuels, 9 % homosexuels et 6 % hétéro-curieux. Chez les jeunes, l’identité et le désir se manifestent de forma plus fluide, même si les normes restent présentes : 66 % d’entre eux se définissent comme hétérosexuels.

L’intelligence artificielle fait aussi son entrée dans la vie amoureuse. 42 % des jeunes affirment l’avoir déjà utilisée pour obtenir des conseils émotionnels, trouver des idées d’activités ou rédiger des messages délicats. Cette pratique est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes, mais soulève des questions selon Anaïs Roux, psychologue spécialisée en neurosciences. Elle considère que l’IA peut être bénéfique « pour aider une personne à développer un mode de communication non violent, à se demander “comment est-ce que je peux lui dire ça sans être vexante ?” ».

Cependant, la psychologue avertit de ne pas traiter l’IA comme un « trouple », car « la relation de couple relève de la sphère privée. Ce qui se passe entre deux personnes, ce qu’elles mettent au sein du couple et de la relation, ça n’appartient qu’à elles. Là où l’IA va chercher à unifier les sentiments, à généraliser et à universaliser des choses, elle risque également de promouvoir des modèles qui ne leur ressemblent pas ».

* Étude #MoiJeune « 20 Minutes » – OpinionWay, réalisée en ligne du 29 janvier au 4 février 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 402 jeunes âgés de 18 à 30 ans (méthode des quotas).