Microsoft et OpenAI : les motifs du divorce dévoilés
Microsoft souhaite désormais viser une « véritable autonomie » en matière d’IA pour réduire sa dépendance à OpenAI. Mustafa Suleyman a déclaré que « nous devons développer nos propres modèles fondamentaux, à la pointe de la technologie, avec une puissance de calcul gigawatt et certaines des meilleures équipes d’entraînement d’IA au monde ».

La tension est palpable entre Microsoft et OpenAI. L’investisseur principal d’OpenAI va modifier sa stratégie concernant l’intelligence artificielle. Mustafa Suleyman, responsable de l’IA chez Microsoft, déclare : « Nous devons développer nos propres modèles fondamentaux, à la pointe de la technologie, avec une puissance de calcul gigawatt et certaines des meilleures équipes d’entraînement d’IA au monde ».
Cet ajustement serait directement lié à la récente renégociation du partenariat entre OpenAI et Microsoft.
Une émancipation attendue
Actuellement, Microsoft utilise divers modèles d’OpenAI pour alimenter ses propres outils, comme Copilot. Pour commencer son processus d’indépendance, la société a élargi ses investissements en finançant d’autres entreprises telles qu’Anthropic ou Mistral, selon The Financial Times. Ces investissements sont réalisés en parallèle du développement de modèles internes, dont le lancement est prévu « dans le courant de l’année ».
Malgré des retours publics peu encourageants concernant le modèle de langage (LLM) de Microsoft, l’entreprise reste convaincue des bénéfices offerts par cette nouvelle technologie. Suleyman va encore plus loin en affirmant que les tâches administratives réalisées sur un ordinateur, quel que soit le secteur, « seront pour la plupart entièrement automatisées par l’IA d’ici 12 à 18 mois ».
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Une dépendance insoutenable
OpenAI, d’abord une organisation à but non lucratif, est devenu un acteur financier majeur, absorbant toujours plus de capitaux. Cette situation précaire ne doit sa survie qu’aux investissements constants d’autres acteurs du secteur dans une technologie qui peine à convaincre. Néanmoins, Suleyman reste optimiste sur l’avenir, ajoutant que « ces outils, comme toute technologie du passé, sont conçus pour améliorer le bien-être humain et servir l’humanité, et non pour la surpasser ».
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