Belgique

Gisèle Pelicot raconte son histoire et le procès des viols de Mazan.

Gisèle Pelicot, devenue une icône féministe mondiale, a été droguée aux anxiolytiques pendant une décennie par son ex-mari Dominique Pelicot, puis violée par celui-ci et des dizaines d’hommes qu’il recrutait sur internet. Le procès s’est tenu à Avignon (sud) en 2024, au retentissement planétaire tant par l’ampleur des faits, le nombre d’accusés et sa décision de demander une audience publique, et non à huis clos.


Gisèle Pelicot, devenue une figure emblématique du féminisme à l’échelle mondiale, a été sous l’emprise de médicaments anxiolytiques pendant dix ans, administrés par son ex-mari Dominique Pelicot, avant d’être violée par ce dernier ainsi que par des dizaines d’hommes qu’il avait recrutés sur internet. « Si j’avais eu vingt ans de moins, je n’aurais peut-être pas osé refuser le huis clos« , déclare-t-elle dans son récit à la première personne, intitulé « Et la joie de vivre« , qui doit sortir chez Flammarion le 17 février, avec une diffusion mondiale dans 22 langues.

Gisèle Pelicot évoque le procès qui s’est déroulé à Avignon (sud) en 2024, marqué par un retentissement international en raison de l’ampleur des faits, du nombre d’accusés et de sa décision de demander une audience publique au lieu d’un huis clos. « Quand je repense au moment où j’ai pris ma décision, je me dis que si j’avais eu vingt ans de moins, je n’aurais peut-être pas osé refuser le huis clos. J’aurais craint les regards, ces fichus regards avec lesquels une femme de ma génération a toujours composé« , témoigne-t-elle dans un extrait publié par le journal.

Gisèle Pelicot décrit son « sentiment diffus » avant le procès : « Lui (Dominique Pelicot), j’avais hâte de l’avoir en face de moi. Eux, je craignais leur nombre« , se souvient-elle. « Plus le procès approchait, plus je m’imaginais devenir otage de leurs regards, de leurs mensonges, de leur lâcheté et de leur mépris« , ajoute-t-elle.