Driss Lachguar appelle à un nouveau pacte pour le parti de la Rose.
L’USFP a tenu, dimanche, la première session de son Conseil régional de Casablanca-Settat, marquée par un discours politique fort appelant à une refondation profonde des choix de développement et de gouvernance territoriale. Mehdi Mezouari a affirmé que « la région n’est pas pauvre, elle a été appauvrie politiquement », dénonçant des choix erronés qui ont transformé le développement en simple discours, sans retombées concrètes sur les conditions de vie des citoyens.
L’USFP a organisé, dimanche, la première session de son Conseil régional de Casablanca-Settat, marquée par un discours politique fort appelant à une refondation des choix de développement et de gouvernance territoriale. Cette rencontre, dans le cadre d’une dynamique organisationnelle impulsée par le parti, est présentée comme une étape fondatrice menant à un nouveau cycle d’engagement politique et militant.
Dans son discours d’ouverture, Driss Lachguar a plaidé pour un nouveau pacte développemental et démocratique, soulignant que la situation actuelle du Maroc nécessite une refonte des mécanismes de gouvernance territoriale et un renforcement du rôle des institutions élues. Il a mis en avant que la région de Casablanca-Settat, en raison de son poids économique et démographique, doit jouer un rôle moteur pour l’économie nationale.
Driss Lachguar a également souligné l’importance de la gestion anticipative de l’État, sous les Hautes Orientations Royales, ainsi que la mobilisation des institutions concernées, prouvant que le Maroc est devenu un modèle en termes de gestion des crises et des catastrophes naturelles. Il a aussi exprimé la solidarité du parti envers les populations touchées par les inondations, rendant hommage à la discipline des citoyens qui ont suivi les consignes de prévention, limitant ainsi les pertes en vies humaines.
Sur le plan stratégique, il a évoqué les transformations majeures traversées par le Maroc, en citant des projets d’investissement, notamment ceux liés à l’hydrogène vert, et les chantiers structurants dans les provinces du Sud. Il a noté l’internationalisation croissante en faveur de la marocanité du Sahara, qualifiant cela d’« alignement international clair », soulignant ainsi la position avancée du Royaume sur la scène mondiale.
Pour Driss Lachguar, ces avancées indiquent que le Maroc a « sorti du goulot d’étranglement » après des décennies d’hésitations et qu’il entre maintenant dans une nouvelle phase qui nécessite une réforme en profondeur des outils de gouvernance et une modernisation du champ politique. Il a appelé à redonner un rôle central aux élus et à renforcer la démocratie territoriale, tout en mettant en garde contre une approche technocratique.
Au sein du parti, il a insisté sur l’importance d’une organisation solide et enracinée, à la hauteur de l’héritage historique de l’USFP dans la région, affirmant que Casablanca-Settat doit incarner un modèle de sérieux politique et de proximité avec les citoyens.
De son côté, Mehdi Mezouari, secrétaire régional de l’USFP, a souligné que cette session n’est pas une simple réunion mais le début d’une phase politique déterminante, alors que le parti se prépare à des échéances importantes. Il a insisté sur la nécessité d’aller au-delà des simples constats de dysfonctionnements pour proposer des alternatives viables, basées sur un pacte développemental et démocratique renouvelé.
Le choix de la région Casablanca-Settat n’est pas anodin. Considérée comme le cœur économique du pays, la région génère plus d’un tiers de la richesse nationale tout en souffrant de profondes inégalités sociales et territoriales. « La région n’est pas pauvre, elle a été appauvrie politiquement », a déclaré le responsable régional, dénonçant des choix erronés qui ont transformé le développement en simple discours, sans effets concrets sur les conditions de vie des citoyens.
Mehdi Mezouari a également relevé les paradoxes d’une région où circulent de grands flux financiers, alors qu’une partie de la population, notamment les jeunes, les femmes et les plus vulnérables, demeure en précarité. Il a critiqué une gestion technocratique déconnectée des réalités quotidiennes, appelant à un retour accru de l’action politique et des élus.
Il a affirmé que le pacte proposé par l’USFP pour cette région n’est pas une promesse électorale, mais un engagement politique et moral envers les citoyens, basé sur une vision englobante des dimensions politique, sociale, économique et humaine.
Sur le volet organisationnel, la direction régionale s’est félicitée de la dynamique interne actuelle au sein du parti, notant que quatorze congrès provinciaux ont permis d’émerger des cadres militants compétents, renforçant ainsi la capacité du parti de la Rose à relever les défis à venir dans cette région.
Mourad Tabet

