Tunisie

Exposition « Terres, Mers, Couleurs » de Leïla Ammar : un souffle poétique.

L’Espace d’Art Imagin (Carthage Dermech) présente jusqu’au 18 février l’exposition « Terres, mers, couleurs » de Leïla Ammar, composée d’une quarantaine de pièces entre aquarelles, peintures, collages et créations mixtes. Née à Tunis en 1959, Ammar est une architecte, urbaniste et historienne de l’architecture qui s’inspire de ses voyages à travers des villes comme Tunis, Paris et Istanbul.

L’artiste, influencée par ses voyages, dépasse le simple documentaire pour atteintre l’universel et harmoniser la lumière qui relie villes et mers, hommes et animaux, géométrie et désordre organique.

La Presse — Jusqu’au 18 février, l’Espace d’Art Imagin (Carthage Dermech) résonne avec les créations de Leïla Ammar, présentées sous le titre évocateur « Terres, mers, couleurs ».

Une quarantaine d’œuvres, incluant aquarelles, peintures, collages et créations mixtes, dévoilent un monde inspiré des paysages tunisiens et d’horizons distants.

Née à Tunis en 1959, cette architecte, urbaniste et historienne de l’architecture, détentrice d’un doctorat, s’inspire d’une vie nomade entre Tunis, Paris, Le Caire, Istanbul, La Havane, Palerme, Marseille et Lisbonne pour créer une toile vivante de souvenirs visuels.

Ammar excelle à saisir l’essence des lieux explorés, distillant les flux humains et animaux, les jeux d’ombres sous un soleil méditerranéen, les jardins flottants et les silhouettes urbaines.

Ses œuvres ne se contentent pas de restituer ce qu’elle observe, mais traduisent ce qu’elle perçoit; ce sont des interprétations instinctives d’une énergie manifeste.

Dans ses peintures, les lignes nettes se détachent sur des aplats de couleur saturée : un littoral tunisien fusionne avec une géométrie architecturale, un ciel havanais se mêle à des formes organiques d’arbres et de reliefs.

Les collages, en particulier, unissent habilement la rigueur des plans urbains à la spontanéité de la nature, engendrant des interactions subtiles entre éléments statiques et dynamiques.

Cette approche libre, éloignée de tout didactisme rigide, repose sur une alchimie instinctive où couleurs, signes et formes s’entrelacent pour évoquer des atmosphères singulières.

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Les bleus profonds de la Méditerranée contrastent avec les ocres de la terre, dans un ballet subtil qui anime les murs de la galerie.

Ammar, imprégnée de ses voyages, va au-delà du documentaire pour accéder à l’universel et s’harmoniser avec la lumière qui unit villes et mers, hommes et animaux, géométrie et désordre organique.

Son exposition constitue une invitation à une émotion pure. Les terres, mers et couleurs de Leïla Ammar s’entrelacent, dansent et dialoguent, rappelant que l’art visuel, à son apogée, ne se contente pas d’imiter le monde, mais lui insuffle une vie.

À voir absolument pour ceux qui recherchent, dans le tumulte contemporain, un souffle de poésie.