Belgique

Franck-Philippe Georgin, membre du CA de Proximus, condamné.

Franck-Philippe Georgin a été condamné à trois ans de prison avec sursis, 250.000 euros d’amende ferme et l’interdiction d’exercer une fonction salariée dans une société cotée en France pour corruption et manipulation de cours de Bourse en bande organisée. Proximus a pris connaissance de la condamnation de son administrateur et a renvoyé son cas au gouvernement.


Trois ans de prison avec sursis, une amende ferme de 250.000 euros et l’interdiction d’exercer une fonction salariée dans une société cotée en France pour une durée de cinq ans. Telles sont les conséquences de la condamnation de Franck-Philippe Georgin, prononcée par le tribunal correctionnel de Paris. Il a été reconnu coupable de corruption et de manipulation de cours de Bourse en bande organisée.

Les actes reprochés remontent à 2018, période durant laquelle le groupe de supermarchés Casino faisait face à des difficultés financières, avec Franck-Philippe Georgin occupant le poste de secrétaire général.

La justice a déterminé qu’il a contribué à la diffusion d’informations favorables à la société, dans le but d’améliorer son cours en Bourse. Il a été condamné aux côtés de l’ancien PDG de Casino, Jean-Charles Naouri. Le groupe Casino envisage éventuellement de faire appel et se laisse le temps d’y réfléchir.

Proximus a tardivement pris conscience des problèmes judiciaires de son administrateur. Depuis avril 2025, Franck-Philippe Georgin siège au conseil d’administration de Proximus, nommé par le Mouvement Réformateur (MR). D’après nos confrères de l’Echo, il n’aurait pas mentionné ses problèmes judiciaires lors de son recrutement. Ce n’est qu’à la fin septembre 2025, quelques jours avant le début des plaidoiries, qu’il a informé le président de l’entreprise de télécommunications, Stefaan De Clerck.

Proximus a été averti de la condamnation de son administrateur, et la société a transmis son dossier au gouvernement qui l’a nommé. La ministre de tutelle, Vanessa Matz (Les Engagés), a déclaré qu’il serait « de bon ton » qu’il prenne du recul. L’affaire doit être discutée ce vendredi en Conseil des ministres.

Du côté de l’opposition, le Parti Socialiste a exigé la démission de Franck-Philippe Georgin. Pierre-Yves Dermagne, le chef de groupe à la Chambre, a affirmé : « L’administrateur désigné par le MR chez Proximus est condamné […]. Il ne peut plus représenter l’Etat actionnaire de Proximus. Le gouvernement doit exiger sa démission. »