Guerre en Ukraine : Poutine cède trois jours, répit pour Kiev
Le Kremlin a annoncé ce vendredi que Vladimir Poutine avait accepté une demande de Donald Trump de s’abstenir de frapper Kiev jusqu’à dimanche. Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a déclaré que la guerre en Ukraine « continue de représenter la plus grande menace au monde pour la sûreté nucléaire ».

Vous n’avez pas suivi les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume l’essentiel chaque soir. Voici les faits marquants de ce vendredi 30 janvier, au 1.436e jour du conflit.
Le fait du jour
Une avancée a tout de même été faite. Ce vendredi, le Kremlin a annoncé que Vladimir Poutine avait accepté la demande de Donald Trump de ne pas frapper Kiev jusqu’à dimanche, alors que des températures très basses sont prévues et que les récentes attaques russes ont gravement affecté le réseau énergétique ukrainien déjà soumis à un hiver rigoureux qui risque encore d’empirer. Toutefois, des zones d’ombre subsistent concernant les conditions de cet accord. La Maison-Blanche n’a fourni aucun détail sur la date de cette trêve ni sur les infrastructures qui pourraient être épargnées des attaques russes.
Le Kremlin n’a pas non plus spécifié quand cette demande avait été formulée par Washington. Les dernières frappes sur Kiev ont eu lieu dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 janvier. D’après le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cette décision vise à « créer des conditions favorables à la tenue de négociations », lesquelles devraient reprendre dimanche 1er février à Abou Dhabi.
La déclaration du jour
« Si la Russie ne frappe pas nos infrastructures énergétiques – sites de production ou toute autre installation de ce secteur –, nous ne frapperons pas les leurs. »
C’est la réponse de Volodymyr Zelensky à l’annonce de Donald Trump et du Kremlin. Des frappes russes ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, l’armée de l’air ukrainienne ayant signalé un missile et 111 drones tirés. Cependant, selon le président ukrainien, « il n’y a pas eu de frappes sur les installations énergétiques [jeudi] soir » et les forces russes « se concentrent désormais » sur celles visant la logistique.
Le chiffre du jour
7. C’est le nombre de villages de la région de Kharkiv (nord-est) pour lesquels une évacuation a été ordonnée ce vendredi. « La décision a été prise d’évacuer de force les familles avec enfants », a déclaré le gouverneur régional, Oleg Synegoubov. Ces villages sont situés au sud de la ville de Vovtchansk, dont la prise a été revendiquée fin 2025 par l’armée russe après des combats intenses. Cette évacuation témoigne de l’avancée des forces russes dans cette zone.
La tendance
La guerre en Ukraine « continue de représenter la plus grande menace au monde pour la sûreté nucléaire », a affirmé Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), lors de l’ouverture d’une réunion de l’organisation à Vienne, en Autriche. Ce « Conseil des gouverneurs » a été réuni suite à la demande de plusieurs États membres préoccupés par la situation nucléaire en Ukraine, notamment après les attaques russes visant les infrastructures énergétiques du pays.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
« Nous anticipons des signaux forts de soutien et une évaluation de la situation », a déclaré l’ambassadeur d’Ukraine Yurii Vitrenko aux médias avant le début de la réunion. Il a également souligné qu’il était « grand temps » que le Conseil de l’AIEA « se saisisse de cette situation ».

