Vers un système pharmaceutique intégré, la Tunisie en tête.
Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a multiplié les rencontres bilatérales avec ses homologues de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Bénin et du Sénégal, afin de consolider une coopération sanitaire pragmatique. Il a pris part à la réunion consacrée à la mise en place de l’Agence africaine du médicament (AMA), réaffirmant l’engagement des États membres à soutenir la concrétisation de cette instance continentale.
En marge du Sommet de l’Union africaine, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a multiplié les rencontres bilatérales avec ses homologues de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Bénin et du Sénégal, dans le but de renforcer une coopération sanitaire pragmatique axée sur des résultats concrets au bénéfice des populations.
Ces échanges ont permis d’examiner plusieurs axes prioritaires, notamment le développement de partenariats stratégiques dans l’industrie pharmaceutique, le renforcement des mécanismes de régulation et de contrôle des médicaments, ainsi que la mise en place de programmes de formation destinés aux professionnels médicaux et paramédicaux.
Le ministre a souligné que ces rencontres bilatérales constituent un cadre privilégié pour coordonner les initiatives communes et relever collectivement les défis sanitaires.
Il a insisté sur la nécessité de développer un système pharmaceutique africain robuste, capable d’assurer un accès sécurisé aux médicaments et de renforcer l’autonomie du continent dans ce secteur stratégique.
Dans cette optique, les discussions ont également porté sur l’échange d’expertises et le développement des compétences dans le domaine du médicament.
Mustapha Ferjani a rappelé que la souveraineté pharmaceutique ne se limite pas à la production locale, mais repose également sur l’instauration d’un cadre réglementaire harmonisé, d’une supervision rigoureuse et d’un renforcement durable des capacités.
De plus, le ministre a présenté l’expérience tunisienne en transformation numérique de son système de santé, en mettant en avant le modèle de « l’hôpital numérique ».
Cette approche pourrait être adaptée aux spécificités et besoins de chaque pays, dans une logique de modernisation des services et d’amélioration de la qualité des soins.
Il a aussi plaidé pour l’adoption de l’approche « Une seule santé », visant à renforcer la préparation et la résilience des systèmes sanitaires africains face aux crises.
Dans le même contexte, Mustapha Ferjani a participé à la réunion dédiée à la mise en place de l’Agence africaine du médicament (AMA).
Il a réaffirmé l’engagement des États membres à soutenir la création de cette instance continentale, estimant qu’une harmonisation réglementaire à l’échelle africaine faciliterait l’accès à des médicaments sûrs et de qualité, tout en consolidant la souveraineté pharmaceutique du continent.
La création effective de l’AMA est ainsi présentée comme un levier fondamental de réforme des systèmes de santé africains et un pilier essentiel pour améliorer durablement l’offre de services et les capacités sanitaires à l’échelle continentale.

