Tunisiens : se préparer aux pièges du test civique pour séjour en Europe ?
Depuis le 1er janvier 2026, tout étranger souhaitant obtenir un titre de séjour pluriannuel, une carte de résident de longue durée ou la nationalité dans plusieurs pays européens, dont la France, doit réussir un examen civique jugé de plus en plus complexe. Pour réussir l’examen, les candidats doivent répondre correctement à au moins 32 questions sur 40 (80 % minimum).
Depuis le 1er janvier 2026, tout étranger désirant obtenir un titre de séjour pluriannuel, une carte de résident de longue durée ou la nationalité dans plusieurs pays européens, y compris la France, doit réussir un examen civique de plus en plus difficile.
Cette réforme concerne forcément les Tunisiens vivant en France et tout autre ressortissant étranger souhaitant s’installer légalement. Elle introduit un ensemble de 40 questions portant sur la vie en société, l’Histoire, la géographie et les valeurs fondamentales du pays d’accueil. Le niveau de difficulté varie en fonction du type de titre demandé.
Pour réussir l’examen, les candidats doivent répondre correctement à au moins 32 questions sur 40, ce qui représente un minimum de 80 %. Certaines questions peuvent sembler simples, comme « quel dessert populaire en France ? », tandis que d’autres sont plus complexes, par exemple « définissez l’État de droit ». Selon des spécialistes, ces questions peuvent engendrer un stress important, même chez des candidats familiarisés avec la culture locale.
“Même des Français auraient du mal avec certaines questions”, déclare Xavier Thiollet, co-animateur du collectif Le français pour toutes et tous. Il mentionne le cas d’une candidate étrangère qui est revenue de l’examen en état de panique après avoir répondu « pain au chocolat » à la question sur le dessert, alors que cette réponse était considérée comme incorrecte.
L’introduction du support numérique obligatoire pour passer cet examen ajoute une difficulté supplémentaire, particulièrement pour les candidats peu à l’aise avec les outils informatiques. Cette mesure, mise en place par le ministère de l’Intérieur, vise à moderniser le processus, mais suscite déjà des inquiétudes parmi les candidats.
Les observateurs notent que ces examens civiques, désormais obligatoires dans plusieurs pays d’Europe et même en dehors de l’Union européenne, ont pour but de faciliter l’intégration et de vérifier la connaissance des valeurs fondamentales. Toutefois, leur complexité et le format numérique peuvent constituer un obstacle pour certains demandeurs de titres de séjour, engendrant anxiété et stress.
En résumé, qu’il s’agisse de Tunisiens ou d’autres étrangers, ces nouvelles règles signifient que réussir l’examen civique est désormais une étape incontournable pour vivre légalement dans certains pays européens ou hors d’Europe, rendant le processus plus exigeant qu’auparavant.

