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Tunisie et pays arabes : réserves de change en 2025, où en sont-elles ?

L’Arabie saoudite occupe la première place dans la région avec près de 464 milliards de dollars de réserves, ce qui la place au septième rang mondial. La Tunisie, avec 9,34 milliards de dollars, occupe le quatre-vingt-unième rang mondial.


Les dernières informations fournies par le CIA World Factbook concernant les réserves de devises étrangères et d’or mettent en lumière des écarts économiques considérables au sein du monde arabe.

Ces réserves, qui englobent les avoirs en devises étrangères, l’or, les droits de tirage spéciaux auprès du FMI et la position au FMI, représentent un indicateur essentiel de la solidité financière d’un pays et de sa capacité à faire face aux chocs économiques internationaux.

Le classement a été diffusé en 2025, s’appuyant principalement sur les estimations des réserves à la fin de 2024 pour la plupart des pays concernés.

L’Arabie saoudite se classe en tête de la région avec près de 464 milliards de dollars de réserves, la plaçant au septième rang mondial. Ce montant traduit la force de ses exportations pétrolières ainsi qu’une gestion rigoureuse de ses avoirs internationaux.

Les Émirats arabes unis prennent la deuxième place parmi les pays arabes avec environ 238 milliards de dollars, ce qui les place au quinzième rang mondial, grâce à une diversification économique efficace et des flux de capitaux stables.

L’Irak se situe en troisième position parmi les pays arabes avec 100,7 milliards de dollars, un résultat impressionnant compte tenu des défis politiques et économiques, principalement soutenu par ses exportations pétrolières.

La Libye et l’Algérie suivent avec respectivement 92,9 et 83 milliards de dollars. Ces chiffres soulignent que les économies riches en hydrocarbures peuvent maintenir des réserves substantielles malgré des contraintes internes.

Le Qatar et le Koweït possèdent 54 et 50,7 milliards de dollars, tandis que l’Égypte affiche 44,9 milliards de dollars, ce qui permet à ces pays d’avoir une certaine marge de manœuvre pour stabiliser leur balance des paiements et soutenir leur monnaie nationale.

Le Maroc et la Jordanie, avec respectivement 37,1 et 21,9 milliards de dollars, détiennent des réserves plus modestes, mais suffisantes pour sécuriser leurs transactions internationales. Oman, avec 18,3 milliards, est légèrement en retrait dans le classement arabe.

La Tunisie, avec 9,34 milliards de dollars, se positionne au quatre-vingt-unième rang mondial. Bien que ses réserves soient modestes comparées aux principaux pays arabes, elle reste intégrée au classement mondial, ce qui souligne l’importance pour le pays de renforcer ses réserves et de mettre en place des politiques économiques et monétaires adaptées pour préserver sa stabilité financière.

L’analyse de ces données indique que les pays riches en hydrocarbures dominent largement le classement arabe, tandis que les économies plus diversifiées, mais moins riches en ressources naturelles, doivent gérer avec précaution leur exposition aux fluctuations économiques mondiales.

**Tableau comparatif des réserves de devises et d’or des pays arabes**
(2025, données fin 2024)

Ce tableau illustre un écart significatif entre les économies pétrolières et les autres pays arabes. L’Arabie saoudite domine nettement, suivie des Émirats, alors que la Tunisie, Oman et la Jordanie affichent des réserves plus modestes.

Les nations riches en hydrocarbures sont en mesure de maintenir d’importantes réserves, leur conférant une forte stabilité économique et monétaire.

Les économies diversifiées, mais moins dotées, comme la Tunisie et la Jordanie, doivent gérer leurs réserves de manière prudente pour faire face aux fluctuations internationales.