Tunisie

Tunisie : certains cadres des kouttabs peuvent toucher 3 000 dinars, selon le ministre

Le ministre des Affaires religieuses, Ahmed Bouhali, a indiqué que les rémunérations de certains encadrants des kouttabs peuvent atteindre jusqu’à 3 000 dinars, en fonction notamment du nombre d’apprenants. L’Assemblée des représentants du peuple a tenu une séance plénière le vendredi 10 avril 2026, consacrée à deux questions orales adressées au ministre des Affaires religieuses.


Le ministre des Affaires religieuses, Ahmed Bouhali, a déclaré, vendredi, que les salaires de certains responsables des kouttabs peuvent atteindre jusqu’à 3 000 dinars, en fonction du nombre d’apprenants, entre autres critères.

L’Assemblée des représentants du peuple a tenu, dans l’après-midi du vendredi 10 avril 2026, une séance plénière dédiée à deux questions orales adressées au ministre des Affaires religieuses.

Lors de cette séance, la députée Sirine Marabet a plaidé pour une amélioration de la situation professionnelle des agents des mosquées et des kouttabs, ainsi que pour leur intégration dans la fonction publique. Elle a également souligné l’importance de protéger les lieux de culte, de garantir leur neutralité face aux questions politiques, et d’interdire aux prêcheurs incitant à se rendre dans des zones de conflit d’occuper les tribunes des mosquées.

En réponse, le ministre a précisé que les revenus de certains encadrants des kouttabs varient selon plusieurs critères, notamment le nombre d’élèves pris en charge, atteignant environ 3 000 dinars dans certains cas. Il a également mentionné que ces encadrants peuvent cumuler plusieurs fonctions.

Concernant les actions de son ministère, Ahmed Bouhali a affirmé que son département travaille à l’amélioration des conditions d’équipement et d’aménagement des mosquées à travers le pays. Il a également encouragé les imams et les prédicateurs à promouvoir un discours religieux modéré et éclairé, fondé sur les valeurs morales, les bonnes pratiques et des messages de sensibilisation en rapport avec les préoccupations des citoyens.