Transition énergétique : proposition présidentielle pour un développement durable et résilient
La Tunisie a fixé des objectifs clés pour sa stratégie de transition énergétique, notamment la réduction de l’intensité énergétique de 30% et la production de 35% de l’électricité à partir d’énergies renouvelables d’ici à 2030. Le projet Elmed, soutenu par l’Union européenne et la Banque mondiale, prévoit le déploiement de 400 MW d’énergie solaire photovoltaïque entre Sidi Bouzid et Gafsa.
La transition énergétique est aujourd’hui l’un des principaux défis auxquels la Tunisie doit faire face, et elle est devenue une priorité pour le Président de la République. Celui-ci concentre ses efforts sur la mise en œuvre des réformes nécessaires et sur l’innovation des approches.
Le pays a décidé de se tourner vers les énergies nouvelles et renouvelables, notamment solaires et éoliennes, en s’éloignant progressivement, voire considérablement, des énergies fossiles.
Cet engagement en faveur d’une énergie durable et équitable nécessite une orientation claire pour soutenir les efforts internationaux visant à lutter contre les changements climatiques grâce à des mesures efficaces combinant environnement, énergie et développement.
La Tunisie a également pris des mesures décisives avec le lancement du projet ambitieux Elmed, soutenu par l’Union européenne, qui prévoit le déploiement de 400 MW d’énergie solaire photovoltaïque entre Sidi Bouzid et Gafsa.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale et le programme Global Gateway Afrique-Europe, et bénéficie de financements de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) ainsi que de la Banque européenne d’investissement (BEI).
Ce chantier représente une avancée significative pour la production d’électricité verte tout en modernisant le réseau de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) afin de mieux intégrer les énergies renouvelables. Il présente également des perspectives d’exportation d’énergie propre vers l’Europe via l’interconnexion électrique sous-marine Tunisie-Italie, également appelée Elmed.
Le projet se divise en deux volets : une centrale solaire de 100 MW à Sidi Bouzid et un portefeuille de projets totalisant 300 MW à Gafsa, qui constitueront la pierre angulaire de la première phase (2022-2030) de la transition énergétique tunisienne et du développement durable.
La Banque mondiale (BM) est également impliquée dans le projet Elmed. Récemment, une délégation du Groupe de la BM a tenu une réunion jugée pertinente avec la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, afin d’examiner l’état d’avancement des étapes nécessaires à la concrétisation de ce projet.
Par ailleurs, la Tunisie suit un autre projet d’appui à une « Transition énergétique tunisienne accélérée » (Teta), qui est une initiative conjointe du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie (Mime), de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (Anme), de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) et de la GIZ. L’objectif est de favoriser une transition énergétique rapide en Tunisie en améliorant les conditions réglementaires, administratives et techniques.
Il convient également de souligner que la Tunisie a élaboré une stratégie ambitieuse de transition énergétique visant à atteindre plusieurs objectifs clés d’ici 2030. Parmi ceux-ci, on note la réduction de l’intensité énergétique de 30 %, la production de 35 % de l’électricité à partir d’énergies renouvelables, ainsi qu’une diminution de 45 % de l’intensité carbone par rapport aux niveaux de 2010.
Une fois ces objectifs atteints, ils devraient renforcer la résilience de l’économie tunisienne face aux perturbations extérieures, telles que la hausse des prix des énergies fossiles.
En conclusion, l’engagement présidentiel est déterminé à établir une énergie propre dans un environnement sain, d’autant plus que depuis le 25 juillet 2021, de nombreuses initiatives ont vu le jour pour développer diverses énergies propres en faveur d’une croissance socioéconomique durable et résiliente.

