Tozeur : un projet tuniso-italien relance les fouilles à Castilia
Une équipe pluridisciplinaire de l’Institut National du Patrimoine et de l’Université de Rome “Tor Vergata” mène actuellement une mission de terrain sur le site archéologique de Castilia à Tozeur. Le projet met l’accent sur une valorisation durable, en impliquant tous les acteurs locaux dans une approche participative.
Dans le cadre d’un projet de coopération scientifique et culturelle entre la Tunisie et l’Italie, une équipe pluridisciplinaire de l’Institut National du Patrimoine et de l’Université de Rome « Tor Vergata » effectue actuellement une mission de terrain sur le site archéologique de Castilia à Tozeur.
L’objectif principal de ce projet est de poursuivre les fouilles commencées en 2017 et de réaliser les études nécessaires à la valorisation scientifique et culturelle du site. Les recherches actuelles se concentrent sur un monument rectangulaire de grande taille, situé à proximité de l’église, qui se compose de plusieurs pièces organisées autour d’une cour centrale. Les investigations ont mis en évidence plusieurs phases d’évolution architecturale, s’étendant du Ve au VIIe siècle, voire au-delà.
Une équipe de géologues de l’Université de Carthage (Faculté des Sciences de Bizerte) procède à l’analyse des matériaux de construction, incluant des pierres, du mortier et des briques crues. Simultanément, les chercheurs documentent l’architecture du site par le biais de relevés laser pour compléter l’étude de ce monument qui est en bon état de conservation.
Les objets découverts, en particulier des céramiques, sont examinés pour déterminer les phases chronologiques et établir une classification typologique et temporelle. L’étude prend également en compte l’environnement ancien, à travers l’analyse des restes végétaux, afin de reconstituer les modes de vie et de consommation des populations locales durant l’Antiquité tardive.
Le projet privilégie une valorisation durable en impliquant tous les acteurs locaux dans une approche participative. Des réunions avec des responsables régionaux et des membres de la société civile, organisées en collaboration avec des chercheurs de l’Université de Carthage (École Nationale d’Architecture et d’Urbanisme de Tunis), ont permis de définir une vision commune et partagée du projet.

