Sidi Bou Saïd inscrit à l’UNESCO : verdict de juillet attendu.
Le directeur général de l’Institut National du Patrimoine (INP), Tarek Baccouche, a précisé ce jeudi 29 janvier 2026, qu’il ne sera pas nécessaire de réélaborer intégralement le dossier d’inscription de Sidi Bou Saïd sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Tarek Baccouche a indiqué que l’Institut a connaissance de 90 % des vestiges et trouvailles mis au jour par les récentes inondations.
Le directeur général de l’Institut National du Patrimoine (INP), Tarek Baccouche, a annoncé ce jeudi 29 janvier 2026, lors d’une intervention sur les ondes de la Radio Nationale, qu’il ne sera pas nécessaire de retravailler entièrement le dossier d’inscription de Sidi Bou Saïd sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
M. Baccouche a précisé que l’Institut continue les démarches en cours en attendant la décision finale attendue pour le mois de juillet prochain. Deux possibilités s’offrent : l’acceptation définitive du dossier ou la délivrance de recommandations pour des ajustements mineurs en vue d’une validation l’année suivante.
Cette déclaration survient au lendemain des instructions du Président de la République, Kaïs Saïed, qui a appelé à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger Sidi Bou Saïd, préserver son caractère architectural unique et accélérer son classement international.
Le chef de l’État a souligné l’importance du rôle de l’INP et de l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine (AMVPPC) dans la préservation du patrimoine historique tunisien. Cette demande fait suite à sa visite sur le terrain dans la banlieue nord, où il a pu constater l’ampleur des dégâts et des glissements de terrain causés par les récentes pluies torrentielles.
D’autre part, Tarek Baccouche a déclaré que l’Institut est au courant de 90 % des vestiges et découvertes révélés par les récentes inondations, précisant qu’ils représentent la continuité de cités déjà identifiées.
Il est à noter que l’Institut du Patrimoine a déjà commencé à évaluer les dommages ainsi qu’à mener des fouilles de sauvetage pour protéger les sites archéologiques affectés, notamment sur le littoral tunisien.

