Sans baisers à la télé, je ne regarde plus les fictions ramadanesques

Vous n’allez peut-être pas me croire, mais c’est en grande partie à cause de l’interdiction des baisers à la télé que je ne regarde plus les fictions ramadanesques. Je sens, parfois, que certains réalisateurs brûlent d’envie de glisser quelques scènes de baiser pour conférer plus de profondeur et d’intensité à l’histoire d’amour que vivent les héros de leurs feuilletons et qu’ils se désistent au dernier moment… car mouch m’te3na.

Une société moyenâgeuse qui se borne à témoigner à longueur de temps sa dévotion bigote et interdit les petits smacks à la télé n’est pas faite pour réaliser des fictions, et encore moins pour produire quelque chose que l’on pourrait élever au rang d’œuvre d’art. Franchement, produire une fiction en Tunisie pour le mois de ramadan, c’est non seulement abrutir les masses encore plus qu’elles ne le sont déjà et les conforter dans leurs convictions liberticides et moralisatrices, c’est aussi jeter de l’argent par les fenêtres.

Pierror LeFou