Tunisie

Robert Lehrbaumer à l’Opéra de Tunis : Fête viennoise en vue

Le Théâtre de l’Opéra de Tunis a célébré le Nouvel An avec un concert grandiose, le 1er janvier, porté par l’Orchestre symphonique tunisien. Robert Lehrbaumer a été sur scène le 15 janvier pour un récital en solo autour des œuvres de Frédéric Chopin, Johann Sebastian Bach, Johann Strauss et Franz Schubert.


Les prix accessibles des billets, fixés à 20 et 15D, ont incité les spectateurs à venir en familles et en groupes. De nombreux parents ont donc accompagné leurs enfants pour leur faire découvrir cette musique raffinée.

Le Théâtre de l’Opéra de Tunis a célébré le Nouvel An avec un concert exceptionnel, le 1er janvier, présenté par l’Orchestre symphonique tunisien. Cette tradition viennoise presque séculaire est aujourd’hui un événement culturel mondial, diffusé dans de nombreux pays.

Naturellement, musique classique évoque l’Autriche, en particulier Vienne, et inséparable du piano. Les festivités se sont poursuivies avec un invité de renom : le pianiste autrichien Robert Lehrbaumer. L’artiste a performé le 15 janvier pour un récital en solo autour des œuvres de Frédéric Chopin, Johann Sebastian Bach, Johann Strauss et Franz Schubert.

La soirée musicale a attiré un large public, composé de Tunisiens et d’étrangers de tous âges. Les tarifs abordables des billets ont favorisé la venue de groupes familiaux. De nombreux parents ont accompagné leurs enfants pour les initier à cette musique raffinée, mettant en lumière le rôle du Théâtre de l’Opéra de Tunis dans la promotion de l’ouverture culturelle. De célèbres musiciens et chanteurs figuraient également parmi l’audience.

Robert Lehrbaumer se produit souvent en soliste, mais également en musicien de chambre, et est chef d’orchestre. Il a débuté ses prestations pianistiques à l’âge de 9 ans et s’est présenté dans presque tous les pays d’Europe, en Amérique du Nord, centrale et du Sud, ainsi qu’en Afrique et en Asie.

Le concert comportait des morceaux musicalement exigeants, alternant mélodies contemplatives et rythmes plus dynamiques. En opposition aux idées reçues sur les récitals de musique classique, l’artiste a su accueillir le public avec humour. Après ses mots de bienvenue, il a présenté le programme d’une manière alliant légèreté, esprit et passion musicale.

Chaque œuvre jouée a été introduite de manière informative et amusante. La manière dont il a interagi avec les spectateurs a été particulièrement captivante, créant une atmosphère conviviale. Le récital a débuté avec la Polonaise en la majeur de Frédéric Chopin, traditionnellement jouée lors des bals à Vienne, comme l’a signalé Robert Lehrbaumer.

Au rythme entraînant et joyeux, cette pièce a plongé le public dans l’univers majestueux des danses élégantes. Le pianiste a poursuivi avec la Valse op.18 de Chopin, un morceau plus lent, légèrement mélancolique, alliant virtuosité et expressivité romantique, considéré par les spécialistes comme emblématique du style lyrique de Chopin.

Le programme a continué avec le Concerto italien de Johann Sebastian Bach, structuré en trois mouvements, chacun ayant une atmosphère distincte. La première partie, « Voix du printemps », se distingue par son rythme joyeux, inspirée du Printemps de Vivaldi, et témoigne de l’influence italienne sur la musique classique allemande.

Le deuxième mouvement est plus introspectif, tandis que le dernier est un air célébrant des festivités baroques populaires. L’ambiance joyeuse s’est poursuivie avec un Scherzo de Franz Schubert, un des géants du romantisme musical. La pièce interprétée par Robert Lehrbaumer était vive et pleine de surprises rythmiques, accentuant la joie du récital.

Franz Schubert a été le premier à incorporer la danse dans la musique pour piano. Robert Lehrbaumer a ensuite joué des Polkas de Strauss, symboles des célébrations du Nouvel An. Il a mis en avant l’énergie et l’humour de ces pièces musicalement complexes, souvent présentes dans les bandes sonores de films.

D’une durée d’environ une heure et demie, le récital s’est clôturé par la Grande Polonaise, opus 22 de Frédéric Chopin. Cette œuvre dansante et joyeuse a fait vibrer la salle et a suscité de longs applaudissements debout. Il est évident que les œuvres intemporelles interprétées par Robert Lehrbaumer ont séduit le public.

Avec son récital, il a une fois de plus montré que la musique est un langage universel plein d’émotions. Le Théâtre de l’Opéra de Tunis propose des rendez-vous mensuels pour les amateurs de musique classique et symphonique, avec des billets à des prix abordables pour inciter un public varié à explorer ces univers musicaux.

Madame Sihem Belkhoudja, directrice du Pôle de danse, a profité de la soirée pour annoncer deux dates importantes : les 14 et 15 mai prochains, pour les premières représentations du tout premier opéra entièrement tunisien, « Didon et Enée ». Cet événement tant attendu sera un moment mémorable pour le public et la culture locale, marquant une nouvelle étape dans la scène lyrique nationale.