Refus de mise en liberté pour Abdelkrim Harouni et Mohamed Frikha
La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé, ce lundi 19 janvier 2026, de reporter l’examen de l’affaire impliquant le dirigeant du mouvement Ennahdha et ancien ministre Abdelkrim Harouni, l’homme d’affaires Mohamed Frikha, ainsi que d’anciens cadres d’une entreprise pétrolière publique. Les accusés sont poursuivis pour exploitation par un fonctionnaire public de sa qualité pour obtenir un avantage injustifié pour lui-même ou pour autrui, et pour préjudice porté à l’administration.
La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière, près du Tribunal de première instance de Tunis, a choisi de reporter l’examen de l’affaire concernant Abdelkrim Harouni, dirigeant du mouvement Ennahdha et ancien ministre, ainsi que l’homme d’affaires Mohamed Frikha et d’anciens responsables d’une entreprise pétrolière publique. La nouvelle date d’audience a été fixée au 2 février prochain, avec un rejet des demandes de mise en liberté.
Abdelkrim Harouni, Mohamed Frikha et un ancien directeur général de l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP) ont comparu aujourd’hui sous mandat de dépôt. Par ailleurs, d’autres accusés, présents en liberté, se sont également rendus devant la Chambre criminelle dans le cadre de cette affaire, qui porte sur des transactions commerciales entre une société dirigée par Mohamed Frikha et l’entreprise pétrolière publique.
Les accusés font face à des charges relatives à l’exploitation par un fonctionnaire public de sa position afin d’obtenir un avantage injustifié pour lui-même ou pour autrui, ainsi qu’à des préjudices causés à l’administration.

