Ramadan : combien de morceaux de sucre contient la zlabia ?
Au cours du mois de Ramadan, les familles tunisiennes savourent des sucreries après la rupture du jeûne, souvent accompagnées d’un verre de thé ou de café turc. Selon le Dr Refka Mouehli, une portion de « zlebia » contient l’équivalent d’environ 17 morceaux de sucre et les tartes sucrées atteignent l’équivalent de 12 morceaux de sucre.
Au mois de Ramadan, après la rupture du jeûne, les familles tunisiennes entretiennent une tradition bien établie : savourer des sucreries en soirée. Accompagnées d’un verre de thé ou de café turc, ces douceurs emblématiques de la gastronomie locale offrent un moment de réconfort, permettant d’oublier la sensation de privation ressentie tout au long de la journée de jeûne.
Cependant, bien que ces pâtisseries aient une place de choix sur les tables ramadanesques, leur consommation immédiate après une longue journée de jeûne n’est pas sans risques pour l’organisme. Riches en sucres rapides, elles peuvent provoquer une élévation brutale de la glycémie, suivie d’une chute rapide du taux de sucre dans le sang. Ce phénomène peut engendrer fatigue, somnolence, baisse d’énergie, et parfois même des fringales quelques heures après leur ingestion.
Lors d’une intervention à la radio nationale sur la teneur en sucre de certaines pâtisseries traditionnelles, le Dr Refka Mouehli, ingénieure spécialisée dans l’agroalimentaire, a révélé l’équivalent en morceaux de sucre de plusieurs douceurs populaires pendant le Ramadan. Par exemple, une portion de « zlebia », très prisée dans les foyers tunisiens, contient l’équivalent d’environ 17 morceaux de sucre. Les tartes sucrées atteignent l’équivalent de 12 morceaux de sucre. En revanche, certaines pâtisseries traditionnelles sont relativement moins sucrées : un makroudh ou un kaak warka contiennent environ trois morceaux de sucre, alors qu’une pièce de baklawa équivaut à cinq morceaux de sucre.
Face à ces disparités, la spécialiste recommande de privilégier les douceurs à base de semoule plutôt que celles faites avec de la farine blanche. Selon elle, « la consommation d’aliments à base de semoule contribue à ralentir l’absorption des sucres rapides par l’organisme ». Cela s’explique par la présence d’amidon, un glucide complexe dont la digestion et l’assimilation se font plus lentement. À l’inverse, les sucres simples présents dans de nombreuses pâtisseries à base de farine raffinée ou dans les boissons sucrées sont absorbés très rapidement, entraînant des pics glycémiques brusques suivis d’une baisse d’énergie.
La diététicienne suggère également d’opter pour des pâtisseries cuites au four et sans sirop, plutôt que pour des gâteaux frits ou fortement imbibés, dont la teneur en sucre est particulièrement élevée.
La question du choix du sucre utilisé dans la préparation des desserts est également soulevée. La spécialiste conseille de privilégier le sucre roux non raffiné, qui conserve une partie de ses fibres et de ses minéraux, par rapport au sucre blanc raffiné, généralement plus transformé et susceptible de contenir certains additifs chimiques.
De manière plus générale, les nutritionnistes rappellent qu’après une journée de jeûne, l’organisme a avant tout besoin d’une réhydratation adéquate et d’une alimentation équilibrée afin de reconstituer progressivement ses réserves d’énergie. Il est notamment recommandé de consommer des œufs, des légumineuses, des céréales complètes, des fruits et des fruits secs, et de s’hydrater suffisamment en buvant environ deux litres d’eau, répartis entre l’iftar et l’imsak.

