Quand Boughalleb met de l’eau dans son vin !?

Mohamed Boughalleb fait partie de ces éveilleurs de conscience qui accomplissent un travail formidable en matière de lutte contre le nazislamisme, lequel étend, depuis 2011, ses tentacules mortifères dans la société tunisienne et l’ensemble des institutions publiques et privées. Mohamed Boughalleb est également un journaliste bagarreur connu pour sa hargne et ses diatribes à l’encontre d’Ennahdha et ses avatars. Cependant, quand il se retrouve en face d’une personne qui a une capacité de nuisance considérable, il met de l’eau dans son vin. Autant il avait eu de verve et de succès dans ses attaques contre Abir Moussi et Yamina Zoghlami, autant il s’est montré conciliant avec Sihem Ben Sedrine et Abdelkarim Harouni. C’est comme s’il s’était dégonflé face aux deux dernières personnes que je viens de citer.

Mohamed Boughalleb est certainement un journaliste très intéressant et courageux. En revanche, en le suivant régulièrement dans ses apparitions télévisuelles, on peut éprouver la désagréable impression d’être en face d’une personne qui se livre à un combat sans merci contre l’obscurantisme tout en prônant la vérité à tout prix… Et qu’en même temps, il calcule le danger auquel il pourrait être exposé. C’est comme s’il choisissait ses victimes, c’est comme s’il fondait ses interventions et réglait son impétuosité en fonction du degré de dangerosité de l’invité. Plus le degré est élevé et plus il émoussera son épée. Décidément, même s’il est capable des coups les plus hardis, Mohamed Boughalleb n’a pas l’intention de pousser le courage jusqu’à la témérité.

Pierrot LeFou