Tunisie

Protection des réfugiés : la Tunisie réaffirme sa position à Genève.

La mission permanente de la République tunisienne à Genève a réaffirmé, dans une déclaration prononcée mardi à l’ouverture de la 95ᵉ session du comité permanent du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, l’engagement constant de la Tunisie en faveur des principes et valeurs universels de protection des réfugiés. Les travaux de la 95ᵉ session du comité permanent du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés se poursuivent jusqu’au 26 mars, sous la présidence du Japon, en présence de la Haute-Commissaire adjointe pour les réfugiés, Kelly Clements.


La mission permanente de la République tunisienne à Genève a réaffirmé, lors d’une déclaration faite mardi à l’ouverture de la 95ᵉ session du comité permanent du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, son engagement permanent en faveur des principes et valeurs universels de protection des réfugiés, ainsi que son attachement aux conventions et traités internationaux relatifs aux droits de l’homme et au droit international humanitaire.

La Tunisie a également exprimé sa volonté de garantir des conditions adéquates pour l’accueil temporaire des réfugiés, en renforçant les mécanismes juridiques destinés à assurer leur protection et leur dignité humaine.

Dans le même temps, elle a réaffirmé son rejet catégorique de toute forme de réinstallation dissimulée des migrants en situation irrégulière et a dénoncé toute instrumentalisation politique ou médiatique irresponsable de leur souffrance.

La mission a également appelé à faciliter le retour des réfugiés dans leurs pays d’origine lorsque les conditions le permettent, tout en appelant à accélérer leur réinstallation dans des pays tiers ayant les capacités économiques et sociales nécessaires, dans le respect du principe de responsabilité partagée.

Elle a plaidé pour une approche globale du phénomène migratoire, qui se fonde notamment sur le traitement des causes profondes, telles que les conflits, les crises, les effets du changement climatique et les pandémies.

La mission a jugé que les chiffres avancés par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés illustrent l’ampleur des défis auxquels sont confrontés les pays de la région, en appelant la communauté internationale à adopter une approche fondée sur la solidarité et le partage des responsabilités pour alléger les souffrances des réfugiés et des déplacés, tout en leur garantissant protection et assistance.

Elle a également souligné la nécessité pour les rapports du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés de mettre en avant les efforts déployés par les pays de la région pour encadrer les réfugiés et les demandeurs d’asile, malgré des contextes économiques et sociaux difficiles et une augmentation sans précédent des flux migratoires.

Face à la détérioration dramatique de la situation humanitaire dans les territoires palestiniens occupés, notamment dans la bande de Gaza, la mission tunisienne a appelé au respect d’un cessez-le-feu immédiat, à l’accès urgent et sans condition de l’aide humanitaire et à la levée du blocus imposé.

Elle a enfin exhorté la communauté internationale à assumer ses responsabilités juridiques et morales, en intervenant rapidement pour mettre fin aux violences, rendre la puissance occupante responsable des crimes commis contre les civils et œuvrer pour la fin de l’occupation, tout en garantissant au peuple palestinien son droit légitime à l’autodétermination et à l’établissement d’un État indépendant avec Jérusalem pour capitale.

Les travaux de la 95ᵉ session du comité permanent du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés se poursuivent jusqu’au 26 mars, sous la présidence du Japon, en présence de la Haute-Commissaire adjointe pour les réfugiés, Kelly Clements.