Tunisie

Prolifération des chiens errants : jusqu’où le risque va-t-il aller ?

Ce matin du samedi 17 janvier 2026, trois jeunes élèves ont été attaqués par un chien errant dans la région d’El Mourouj 4. Les chiens errants sont présents dans tous les quartiers résidentiels et au milieu des habitations.


Décidément, les chiens errants occupent une place centrale dans l’actualité nationale ces derniers jours. Ce matin du samedi 17 janvier 2026, trois jeunes élèves ont été attaqués par un chien errant dans la région d’El Mourouj 4 alors qu’ils se dirigeaient vers leur lycée. Cette attaque a entraîné de multiples blessures et morsures chez les trois jeunes. Alertés, les agents de la Protection Civile se sont rapidement rendus sur les lieux pour prodiguer les premiers soins d’urgence avant de transporter les blessés à l’hôpital de la région pour recevoir les soins nécessaires.

Quelle triste nouvelle ! Bien que personne ne prône l’abattage des chiens errants, ces animaux deviennent un véritable danger pour la santé publique, et la situation est d’autant plus alarmante en raison de leur prolifération rapide. Ce problème ne se limite plus à une seule région. Les chiens errants sont omniprésents, envahissant les quartiers résidentiels et les zones habitées. Ils se déplacent en meute, se posant en maîtres des lieux. Il est prudent de ne pas croiser leur chemin, surtout tôt le matin ou tard le soir, ce qui est particulièrement risqué pour ceux qui promènent leurs propres chiens. Lorsque la circulation diminue dans les rues, ces chiens deviennent très agressifs, menaçant ainsi quiconque passe à proximité.

Il est crucial de rappeler qu’il s’agit d’êtres vivants qu’il faut traiter avec humanité et bienveillance. Cependant, ces animaux présentent également des dangers et imprévisibilités. Ils sont souvent porteurs de maladies, ce qui complique encore la vie de nombreux Tunisiens. Cette situation est particulièrement difficile pour ceux qui doivent se déplacer à pied, qui sortent tôt le matin pour aller étudier ou travailler, ou qui rentrent tard le soir à cause de leur emploi.

Cela constitue une menace significative pour la santé publique et la sécurité, voire pour la survie des Tunisiens, surtout pour ceux qui ne savent pas comment gérer un chien en situation de danger. Mais lorsque l’on envisage de discuter de cette problématique pour trouver une solution rapide à ce fléau, il devient alors difficile de s’exprimer librement de peur de se faire attaquer par les « amis des animaux », qui réagissent vivement dès qu’on touche à leur sensibilité sans proposer de solutions concrètes ou sans envisager d’adopter ces animaux. Ils préfèrent souvent mettre l’accent sur la protection des animaux au détriment de la sécurité humaine. Chaque fois que le sujet est évoqué, que ce soit dans les médias ou sur les réseaux sociaux, ces partisans interviennent pour faire régner le silence. Quiconque s’exprime est rapidement traité de tous les noms, insulté, voire menacé, ce qui conduit à un climat de peur et de silence.

En parallèle, les autorités adoptent une attitude d’évitement face à cette situation. Pendant ce temps, des dizaines de familles endeuillées ont perdu des proches, y compris des enfants, ces dernières années à cause de morsures de chiens errants enragés non détectées. En effet, des enfants tunisiens ont perdu la vie après avoir été mordus. Ces tragédies se produisent parce que le silence persiste, et ce silence est alimenté par l’influence des « amis des animaux ». Dans les pays respectables, la loi ne permet pas l’existence de chiens errants. Un chien doit être adopté, traité, pris en charge et surveillé, ou placé dans un refuge, mais il ne doit pas errer librement dans les rues au milieu des êtres humains et des enfants sans défense.