Plan de développement 2026-2030 : le gouvernement met en place un nouveau modèle.
La cheffe du gouvernement, Sarra Zafrani Zanzeri, a présidé, ce mardi 6 janvier 2026, au Palais du gouvernement à la Kasbah, un conseil ministériel consacré au projet de Plan de développement pour la période 2026-2030. Lors de ce conseil, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté un exposé détaillé portant sur le cadre macroéconomique, le bilan des travaux de synthèse des rapports issus des conseils locaux, régionaux et des conseils des régions, ainsi que sur les exigences liées à la concrétisation des objectifs de croissance et aux nouvelles perspectives de développement.
La cheffe du gouvernement, Sarra Zafrani Zanzeri, a dirigé, le mardi 6 janvier 2026, au Palais du gouvernement à la Kasbah, un conseil ministériel consacré au projet de Plan de développement pour la période 2026-2030.
Lors de l’ouverture des discussions, la cheffe du gouvernement a souligné que le projet de Plan de développement 2026-2030 a bénéficié d’un suivi rigoureux et continu à toutes les étapes de son élaboration. Elle a précisé que ce plan repose, pour la première fois en Tunisie, sur une approche ascendante allant du niveau local au niveau régional, puis interrégional, pour finir au niveau national.
Le projet a été conçu sur la base de la synthèse des rapports provenant des conseils locaux, régionaux et des conseils des régions, dans le cadre de l’unité de l’État, garantissant la cohérence entre les politiques sociales et économiques de l’État et les projets de développement proposés par les différentes instances élues. Cette approche vise à établir un nouveau modèle de développement qui assure la justice sociale et un développement équitable et équilibré, conformément à la vision du président de la République, Kaïs Saïed, et en réponse aux aspirations des Tunisiennes et des Tunisiens.
La cheffe du gouvernement a indiqué que le Plan de développement 2026-2030 consacre la dimension sociale comme un choix stratégique permanent de l’État. Son objectif est de parvenir à une intégration économique et sociale globale et équitable entre les régions, tout en préparant la construction d’une économie solide, résiliente et capable de faire face aux profondes transformations mondiales.
Ces transformations incluent, d’une part, l’économie mondiale marquée par des tensions géostratégiques, la recomposition de la carte politique vers un monde multipolaire, le ralentissement de la croissance mondiale et l’orientation vers des chaînes de production de proximité. Elles incluent également, d’autre part, la transformation numérique et l’intelligence artificielle, se traduisant par une augmentation de la fracture numérique et technologique entre les pays, un rythme accéléré de la transformation numérique et un usage croissant de l’intelligence artificielle.
Elles touchent encore la transition énergétique ainsi que les défis climatiques et environnementaux, par un recours accru aux énergies renouvelables, une recomposition des schémas classiques de production et de distribution de l’énergie, une orientation des investissements vers les technologies propres dans l’économie verte et circulaire, et une intensification des pressions environnementales liées à la pollution et à la gestion des déchets.
La cheffe du gouvernement a précisé que le scénario cible retenu pour élaborer ce plan repose sur la justice sociale et un développement équitable et équilibré, qui forment le cœur de la politique économique de l’État.
Sur le plan économique, l’objectif est d’augmenter le rythme de la croissance à des niveaux plus élevés grâce au soutien des secteurs à forte valeur ajoutée, au renforcement de l’innovation, de la recherche et du développement, ainsi qu’à la stimulation de l’investissement productif. Cette orientation vise à renforcer la résilience de l’économie nationale face aux chocs et à améliorer sa compétitivité, tout en créant des emplois décents et en réduisant le taux de chômage, notamment chez les jeunes et les diplômés de l’enseignement supérieur.
Sur le plan social, l’objectif est de consolider la justice sociale en élargissant la base des bénéficiaires des fruits de la croissance, de réduire la pauvreté et la précarité, de renforcer les systèmes de protection sociale et de garantir l’égalité des chances dans l’accès à l’éducation, à la santé et à l’emploi. Cette démarche vise à renforcer la cohésion sociale et à établir la confiance du citoyen dans les politiques publiques de l’État.
Sur le plan territorial, le plan prévoit d’orienter les investissements, notamment publics, vers les régions les moins développées, en priorisant le développement des infrastructures et l’amélioration de la qualité des services de base. L’objectif est de dynamiser le développement local, de réduire les disparités régionales et d’accroître l’attractivité des territoires, renforçant ainsi un processus de développement territorial équilibré et contribuant à la création de nouveaux pôles de croissance en dehors des centres traditionnels.
La cheffe du gouvernement a également souligné la nécessité de mettre en œuvre les réformes requises sur le plan législatif, afin d’assurer la cohérence entre les dimensions économique, sociale et territoriale, selon une approche axée sur un modèle de développement global et équitable, capable de répondre aux ambitions et aux attentes des citoyens.
Elle a affirmé que le projet de Plan de développement 2026-2030 représente une étape nationale cruciale, marquant une rupture avec les politiques antérieures qui ont engendré des déséquilibres sociaux, économiques, environnementaux et institutionnels. Ce plan esquisse les contours de la prochaine phase sur la base des choix nationaux de l’État, assurant une répartition équilibrée et équitable de la richesse entre toutes les Tunisiennes et tous les Tunisiens, conformément aux directives du président de la République.
Dans ce cadre, elle a mis l’accent sur l’importance d’améliorer les revenus et les conditions de vie des citoyens comme un objectif stratégique de l’État, susceptible de renforcer la justice sociale, d’ouvrir de nouvelles perspectives pour un développement territorial équilibré et de dynamiser le cycle économique.
Lors de ce conseil, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté un exposé détaillé sur le cadre macroéconomique, le bilan des travaux de synthèse des rapports issus des conseils locaux, régionaux et des conseils des régions, ainsi que sur les exigences pour réaliser les objectifs de croissance et les nouvelles perspectives de développement.
Il a également présenté les hypothèses et les objectifs stratégiques de performance sectorielle pour la période 2026-2030 dans les domaines de l’agriculture, des industries manufacturières, du phosphate, de l’énergie, du transport et du renforcement des efforts d’exportation. De plus, il a exposé les priorités, orientations et objectifs stratégiques liés aux attentes des conseils locaux, régionaux et des conseils des régions, ainsi que les principales réformes et mesures proposées, accompagnées de la méthodologie pour traiter le portefeuille des projets susceptibles d’être intégrés au Plan de développement 2026-2030.
En conclusion des travaux, la cheffe du gouvernement a indiqué que le projet de Plan de développement 2026-2030 sera bientôt soumis à l’examen du Conseil des ministres, après avoir pris en compte l’ensemble des observations formulées par les membres du gouvernement.

