Pharmacies privées : le tiers-payant reprend avec la CNAM.
Le Syndicat Tunisien des Propriétaires de Pharmacies Privées (SPOT) a confirmé aujourd’hui qu’une réunion s’est tenue hier soir sous l’égide de la Présidence de la République, en présence des ministères et des structures concernés par le secteur du médicament et de l’assurance maladie. Le syndicat a précisé que le non-renouvellement initial de la convention avec la Caisse n’était pas une fin en soi ni une volonté de rupture, mais constituait une alerte institutionnelle responsable face à la situation actuelle.
Le Syndicat Tunisien des Propriétaires de Pharmacies Privées (SPOT) a annoncé aujourd’hui qu’une réunion s’est tenue hier soir sous la présidence de la République, en présence des ministères et des structures concernés par le secteur du médicament et de l’assurance maladie. Cette rencontre a conduit à la décision de rétablir le système de tiers-payant avec la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), sous la garantie directe du président de la République.
Le syndicat a indiqué que cette décision, bien qu’elle soit significative, dépend de la mise en œuvre de mesures concrètes par les ministères concernés pour garantir son application effective et sa durabilité par les moyens appropriés.
L’organisation a également précisé que le non-renouvellement initial de la convention avec la Caisse ne devait pas être perçu comme une fin en soi ni comme une volonté de rupture, mais comme une alerte institutionnelle responsable face à la situation actuelle. Elle a insisté sur le fait que le retour au travail ne doit pas exclure le traitement des causes profondes de la crise et qu’il ne saurait se limiter à des solutions conjoncturelles ou temporaires.
Le syndicat a affirmé avoir pleinement assumé ses responsabilités tout au long de ce processus national, avec le plus grand sérieux et la plus grande rigueur. Il considère désormais que la responsabilité de la prochaine phase incombe aux ministères et aux structures étatiques.
Il a mis en garde contre tout manquement futur aux engagements ou aux garanties, qui fera l’objet d’un suivi rigoureux, conformément à la loi, afin de protéger la pérennité du secteur et le droit des citoyens à l’accès aux soins.
Le communiqué se termine en rappelant que la sécurisation de l’approvisionnement en médicaments est une responsabilité de l’État. Le syndicat demeurera un partenaire responsable et vigilant, engagé dans la réforme tout en refusant de faire des concessions sur la dignité de la profession ou sur les dysfonctionnements menaçant le secteur.

