Tunisie

Perspectives économiques : en 2026, pas de relance attendue

La Tunisie aborde 2026 avec l’ambition de transformer l’élan retrouvé en croissance durable et inclusive, avec des prévisions de croissance atteignant 3,3 % et une amélioration du revenu individuel de 7,4 %. Selon les prévisions du gouvernement, la dette publique poursuit sa trajectoire baissière et une hausse de 12 % de l’investissement national est attendue cette année, atteignant 30 milliards de dinars.

Entre des signaux macroéconomiques positifs et des chantiers structurels majeurs, la Tunisie se prépare à aborder 2026 avec un objectif clair : convertir l’élan retrouvé en croissance durable et inclusive.

La Presse — L’année 2026 s’annonce pleine d’espoir et d’exigence. Le succès sera probablement au rendez-vous si chacun s’engage. Tous les éléments sont réunis pour relever le défi économique tunisien. Bien que 2025 ait apporté son lot de difficultés, elle a également donné le ton. Accélérer l’économie sans laisser personne de côté est un objectif que la Tunisie s’apprête à réaliser. En se terminant sur une note positive, 2025 fait place à 2026.

Perspectives prometteuses

Aujourd’hui s’ouvre une nouvelle année, boostée par une récolte record d’huile d’olive et de dattes, une forte progression des investissements directs étrangers (IDE), des secteurs industriels en forte performance, une amélioration de la note souveraine de la Tunisie et un secteur touristique en plein essor. L’inflation, reliant les domaines monétaire et réel, continue de diminuer, envoyant ainsi un signal rassurant.

C’est de bon augure, comme le dit l’adage. Ainsi, l’année 2026 commence avec des perspectives encourageantes. Selon les prévisions gouvernementales, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 3,3 %, un rythme qui permettra d’augmenter le revenu individuel de 7,4 %. Le déficit commercial devrait être réduit à 3,6 % du PIB, grâce à une politique d’exportation renforcée et à une meilleure protection de l’économie nationale.

Quant à la dette publique, elle continue sa trajectoire baissière. Une hausse de 12 % de l’investissement national est prévue cette année, atteignant 30 milliards de dinars, ce qui reflète les efforts pour accroître l’attractivité de la Tunisie comme site d’investissement. Les experts s’accordent à dire que 2026 sera un véritable catalyseur d’investissement.

Cette année marquera en effet le début du plan de développement 2026-2030, qui allie souveraineté nationale, renforcement du rôle social de l’État et réduction des inégalités régionales. Elle sera ainsi une année pleine de défis et d’espoirs.

Des projets structurants sont à l’horizon, reposant sur une responsabilité collective. Dans le domaine de l’énergie, 2026 devrait être une année décisive : le lancement de projets d’énergies renouvelables à grande échelle marquera une véritable avancée dans un secteur souffrant depuis des années d’un manque à gagner considérable pour l’État.

Des projets d’envergure

Le nouveau programme de promotion des PME, qui introduit divers mécanismes et outils de soutien à l’entreprise privée, notamment en termes de financement, commencera également son déploiement.

De plus, des projets d’envergure dans les domaines du phosphate et des infrastructures devraient marquer un retour dynamique de l’activité économique.

Il faudra cependant continuer à surveiller attentivement les incertitudes liées à la conjoncture économique internationale : un ralentissement chez les partenaires de la Tunisie pourrait avoir des répercussions sur son économie.

Néanmoins, l’économie tunisienne a démontré sa résilience à plusieurs reprises, et tous ses acteurs savent transformer les défis en opportunités. Durabilité, exigences de la transition verte, ruptures technologiques et raccourcissement des chaînes d’approvisionnement… sont désormais perçues non pas comme des obstacles, mais comme des leviers de transformation et d’innovation.