Permis de travail en Italie : quota 2026 et opportunités pour la Tunisie.
Le gouvernement italien a officiellement attribué 43 300 permis de travail non saisonniers pour l’année 2026 dans le cadre du plan migratoire triennal Decreto Flussi 2026‑2028. La Note directoriale n° 531, publiée par le ministère italien du Travail le 19 février, précise que 25 000 des permis sont réservés aux travailleurs issus d’une quarantaine de pays partenaires déjà engagés avec Rome.
Le gouvernement italien a attribué 43 300 permis de travail non saisonniers pour l’année 2026, dans le cadre de son plan migratoire triennal Decreto Flussi 2026‑2028, visant à répondre aux besoins en main-d’œuvre de plusieurs secteurs économiques.
Ces quotas concernent des postes dans l’industrie manufacturière, la logistique, la construction, l’hôtellerie et les services de soins à domicile.
La Note directoriale n° 531, émise par le ministère italien du Travail le 19 février, indique que 25 000 permis sont réservés aux travailleurs de près de quarante pays partenaires déjà engagés avec Rome, tandis que 18 000 places supplémentaires seront destinées aux pays qui établiront de nouveaux accords de coopération migratoire au cours de l’année.
Les 300 permis restants sont attribués aux apatrides et aux réfugiés reconnus par les Nations Unies. Pour obtenir un permis de travail, les employeurs doivent soumettre une demande d’autorisation (nulla osta) via le portail officiel ALI, souvent lors d’une journée unique appelée “click‑day”.
Après obtention de l’autorisation, le candidat a six mois pour demander un visa auprès du consulat italien compétent et, une fois sur place, huit jours pour solliciter un titre de séjour.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie migratoire plus vaste : selon des sources spécialisées, l’Italie prévoit de délivrer près de 497 550 visas de travail à des ressortissants non européens entre 2026 et 2028, avec environ 164 850 autorisations en 2026, toutes catégories confondues (saisonnier et non saisonnier).
Quelles perspectives pour les travailleurs tunisiens ?
Bien que l’annonce des 43 300 permis non saisonniers de 2026 ne précise pas de quota réservé à la Tunisie, les autorités italiennes favorisent les accords de coopération migratoire bilatéraux, ce qui pourrait générer des opportunités supplémentaires pour les travailleurs tunisiens d’obtenir une part des quotas restants via ces accords.
D’autre part, des accords bilatéraux entre l’Italie et la Tunisie ont déjà établi, dans certains cas, des quotas spécifiques pour des travailleurs tunisiens non saisonniers, facilitant ainsi l’accès légal au marché du travail italien.
Face à des pénuries persistantes de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs clés, cette politique italienne vise à attirer des travailleurs qualifiés et non qualifiés tout en offrant des voies légales d’emploi, dans un contexte où l’Italie cherche à concilier besoins économiques et contrôle migratoire.

