Patrimoine oublié de Hammam Lif : qui ne le sauvera pas ?
La situation du patrimoine historique à Hammam Lif a été au cœur des débats parlementaires, mettant en lumière l’état de dégradation avancé de plusieurs sites emblématiques comme le palais husseinite et le casino de Hammam Lif. Le cas du palais husseinite, sous la tutelle du ministère depuis 2022, reste en attente d’une restauration complète à cause d’un coût estimé à plusieurs millions de dinars, difficile à mobiliser dans le contexte actuel.
La situation du patrimoine historique à Hammam Lif a récemment été au centre des discussions parlementaires, révélant l’état de dégradation avancé de plusieurs sites emblématiques et les obstacles qui compliquent leur réhabilitation.
Interpellée à ce sujet, la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, a reconnu l’ampleur des défis tout en montrant un certain optimisme pour l’avenir de certains projets. Plusieurs monuments de la ville, notamment le palais husseinite, le casino de Hammam Lif et le site archéologique d’Ibn Rachik, souffrent d’un manque d’entretien et de valorisation.
Le cas du palais husseinite illustre particulièrement ces difficultés. Bien qu’il soit sous la tutelle du ministère depuis 2022, ce monument attend toujours une restauration complète, principalement en raison d’un coût estimé à plusieurs millions de dinars, qui reste difficile à mobiliser dans le contexte actuel.
De plus, le site archéologique d’Ibn Rachik est confronté à des contraintes foncières qui ralentissent les interventions nécessaires, bien que des travaux de sécurisation aient été lancés pour préserver ce qui peut encore l’être.
Dans ce contexte, le projet de réhabilitation du casino de Hammam Lif se présente comme une lueur d’espoir. La ministre a mentionné une dynamique en cours, soutenue notamment par une coopération avec des partenaires européens, pour redonner vie à ce lieu riche en histoire.
Ces annonces surviennent alors que les demandes s’intensifient pour une stratégie globale de sauvegarde du patrimoine dans les régions, face à un constat partagé : sans financements adéquats et sans plan d’action structuré, de nombreux sites courent le risque de replonger dans l’oubli.

