Tunisie

Ouverture des JAMC 2026 : édition spéciale pour l’anniversaire

L’ouverture officielle se tiendra aujourd’hui à 20h au Théâtre des jeunes créateurs, avec un spectacle tunisien intitulé « El Kabout» (Le manteau), signé par l’acteur et metteur en scène Amir Ayouni. Le festival des Journées de Carthage des arts de la marionnette investira Tunis ainsi que plusieurs régions du pays jusqu’au 8 février, avec plus de 38 spectacles portés par 17 compagnies venues de 16 pays.


L’ouverture officielle des Journées de Carthage des arts de la marionnette se déroulera aujourd’hui à 20h au Théâtre des jeunes créateurs, avec un spectacle tunisien intitulé « El Kabout » (Le manteau). Les marionnettistes donneront vie à « Kaki », un petit employé de bureau enfermé dans une routine administrative répétitive. Cette pièce est réalisée par l’acteur et metteur en scène Amir Ayouni.

Cette journée marque le début de la 7e édition du festival, qui célèbre les cinquante ans du Centre national des arts de la marionnette. Organisé par cet établissement sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, le festival s’étendra à Tunis et à plusieurs régions du pays jusqu’au 8 février.

Le programme d’ouverture s’annonce chargé, avec des activités à la fois en extérieur (sous réserve de conditions climatiques favorables) et en salle. À partir de 15h00, le chanteur tunisien Nidhal Yahyaoui donnera un concert sur l’avenue Habib Bourguiba, suivi d’un carnaval animé dans cette artère centrale de Tunis.

Avant cette inauguration, dénommée en hommage à Abdelaziz Mimouni, une figure emblématique du Centre, le hall inférieur de la Cité de la culture accueillera, à 18h, un concert de Johnny Montreuil, un artiste français, qui interprétera des morceaux de son album « Narvalo Forever ». Cette soirée sera également animée par un spectacle de mapping projeté dans la cour des théâtres.

L’ouverture officielle, prévue à 20h00, mettra en avant le spectacle tunisien « El Kabout ». Les marionnettistes y présenteront « Kaki », un petit employé de bureau qui vit une routine administrative sans fin. La pièce, dirigée par Amir Ayouni, donne le ton à un festival qui comptera plus de 38 spectacles tunisiens, arabes et internationaux, réalisés par 17 compagnies venant de 16 pays. Les représentations se tiendront dans divers lieux culturels de la capitale, à la Cité de la culture, à Dar El Masrahi au Bardo, ainsi que dans des espaces publics, et s’étendront à cinq gouvernorats : l’Ariana, Jendouba, Béja, Mahdia et Monastir. Cela permettra au public de tous âges de découvrir une sélection d’œuvres contemporaines.

Des représentations seront également organisées au profit de l’Association tunisienne des villages d’enfants SOS Gammarth, ainsi qu’à destination de personnes à besoins spécifiques, mettant en lumière la dimension sociale et éducative de la marionnette.

La formation et la réflexion seront au cœur de cette édition, avec des ateliers de fabrication, de manipulation, de ventriloquie, de masques, de théâtre à lumière noire et de marionnettes traditionnelles « Rouh Ennakhl », accompagnés de cinq master-classes et de deux colloques. Ces activités visent à réfléchir à la marionnette à l’intersection du patrimoine immatériel, de l’économie créative et des évolutions culturelles.

Enfin, cette édition anniversaire rendra hommage à plusieurs figures emblématiques de l’histoire du Centre, incluant Kacem Ismaïl Chermiti, Habiba Jendoubi et Mounia Abid El Messadi, reconnues pour leur contribution à la fois artistique et institutionnelle.