Tunisie

Nabeul : les intempéries ne touchent pas les plantations de fraises.

Le 19 et 20 janvier, le Cap Bon a subi des crues ayant dévasté des cultures, notamment 40 hectares de fraises et 200 hectares supplémentaires touchés, selon Imed El Bey, président de l’URAP de Nabeul. La culture de la fraise est exclue du Fonds de lutte contre les calamités naturelles, laissant les producteurs sans indemnisation et poussant l’Union à demander des mécanismes de soutien alternatifs.


Le verdict est tombé pour le Cap Bon suite aux inondations des 19 et 20 janvier. Imed El Bey, président de l’Union Régionale de l’Agriculture et de la Pêche (URAP) de Nabeul, a établi un bilan préoccupant : entre les cultures ravagées et l’absence de cadre juridique pour l’indemnisation, les agriculteurs sont au bord du ras-le-bol.

**La « fraise » en première ligne du sinistre**
La fraise, symbole de la région, subit de lourdes pertes. Sur les 350 hectares de la zone, presque toute la filière est affectée. Quarante hectares ont été complètement détruits par les eaux, tandis que 200 hectares supplémentaires sont touchés à divers niveaux, mettant en péril la qualité et le volume des futures récoltes.

Face à cette situation critique, le président de l’URAP de Nabeul critique une gestion déconnectée des réalités : la détermination du prix de vente à 10 dinars le kilo à la production est considérée comme prématurée, voire injuste, dans la mesure où l’ampleur réelle des pertes financières n’a pas encore été entièrement évaluée.

**Zéro indemnisation pour les fraisiculteurs**
La nouvelle la plus alarmante concerne l’aspect financier : la culture de la fraise est exclue du Fonds de lutte contre les calamités naturelles. Cette lacune administrative laisse les producteurs sans protection, poussant l’Union à réclamer de toute urgence la création de mécanismes de soutien alternatifs afin d’éviter des faillites massives.

**Un recensement sous haute tension**
Sur le terrain, une réponse s’organise. Des commissions mixtes, regroupant l’URAP et la Direction Régionale de l’Agriculture, finalisent l’évaluation des dégâts. Les agriculteurs, quant à eux, réalisent de nombreux constats d’huissier et compilent des dossiers photographiques pour illustrer l’ampleur des destructions.
Tous ces dossiers seront présentés à la Gouverneure de Nabeul lors d’une réunion de crise cruciale pour l’avenir de la saison agricole.