Médicaments : plan d’urgence pour rétablir l’approvisionnement et constituer un stock.
Le Conseil ministériel présidé par la cheffe du gouvernement Sarra Zafrani Zanzeri a adopté une série de décisions visant à améliorer la gouvernance du secteur de la santé et à garantir la disponibilité des médicaments. Un précédent Conseil ministériel tenu le 3 septembre 2025 avait déjà recommandé l’élaboration d’un plan global pour faire face aux pénuries de médicaments, garantir leur disponibilité continue et améliorer la gestion globale du système pharmaceutique.
Le gouvernement tunisien a franchi une nouvelle étape dans la réforme des systèmes de santé, de sécurité sociale et de couverture sanitaire. Ce lundi, un Conseil ministériel, présidé par la cheffe du gouvernement Sarra Zafrani Zanzeri, s’est réuni au Palais du gouvernement à la Kasbah pour adopter une série de décisions visant à améliorer la gouvernance du secteur et à garantir la disponibilité des médicaments.
Parmi les principales mesures annoncées, il y a l’octroi immédiat des financements nécessaires à la Pharmacie centrale de Tunisie, afin de rétablir un approvisionnement régulier, continu et équilibré du marché national en médicaments, et ce, dans toutes les régions et tout au long de l’année.
Le Conseil a également décidé de constituer un stock stratégique de médicaments, en particulier pour les produits vitaux et spécifiques, tout en renforçant les mécanismes de contrôle et d’inspection. L’objectif est de consolider la transparence et d’améliorer la gouvernance du système pharmaceutique.
Dans le même esprit, les autorités ont approuvé la généralisation des systèmes numériques pour assurer un meilleur suivi des circuits de distribution, optimiser la gestion des stocks et garantir une administration plus efficace de l’approvisionnement du marché local.
Il a aussi été décidé de réduire significativement les délais d’examen des demandes d’autorisation de mise sur le marché des médicaments, dans le but de stimuler la production nationale de génériques et de limiter le recours aux importations.
Lors de cette réunion, le ministre de la Santé Mustapha Ferjani a présenté un exposé détaillé sur la situation de la Pharmacie centrale et les avancées réalisées suite aux recommandations des précédents Conseils ministériels. De son côté, le ministre des Affaires sociales Issam Lahmar a réalisé un état des lieux des caisses sociales, accompagné de propositions de réforme.
En ouvrant les travaux, la cheffe du gouvernement a insisté sur le caractère prioritaire de la réforme du système de santé et des mécanismes de protection sociale. Elle a souligné la nécessité d’assurer un accès équitable et continu aux médicaments pour tous les citoyens, dans tous les établissements hospitaliers et pharmacies du pays.
Elle a également appelé à intensifier les contrôles à tous les niveaux de la chaîne pharmaceutique et à accélérer sa digitalisation afin d’améliorer la traçabilité, la gestion des stocks et les circuits de distribution.
Par ailleurs, Sarra Zafrani Zanzeri a mis en avant l’importance stratégique de réduire la dépendance extérieure dans le domaine pharmaceutique. Elle a plaidé pour un renforcement du rôle du secteur de la santé dans la promotion de l’investissement et des exportations, notamment à travers le développement de la production locale et un meilleur positionnement sur les marchés africains et internationaux.
Cette orientation passe notamment par la mise à jour de la liste des médicaments essentiels, l’élaboration d’une feuille de route nationale pour la fabrication de vaccins et l’accélération de la transformation numérique du secteur, considérée comme un levier clé de modernisation et de durabilité.
Pour rappel, un précédent Conseil ministériel, tenu le 3 septembre 2025, avait déjà recommandé l’élaboration d’un plan global pour faire face aux pénuries de médicaments, garantir leur disponibilité continue et améliorer la gestion globale du système pharmaceutique, notamment à travers la rationalisation de leur usage et le renforcement des mécanismes de contrôle.

