Tunisie

Marouane Mabrouk ne sera pas libre avant 14 ans pour blanchiment d’argent.

Marouane Mabrouk a été condamné à une peine totale de 14 ans de réclusion criminelle pour des accusations de blanchiment d’argent et d’appropriation illicite de fonds publics. En plus de la peine de prison, il a écopé d’amendes totalisant 100 millions de dinars et 100 000 dinars.


Le tribunal de première instance de Tunis a rendu son jugement dans l’affaire de l’homme d’affaires Marouane Mabrouk. Accusé de blanchiment d’argent et de détournement de fonds publics, il a été condamné à une peine de prison sévère accompagnée d’amendes record.

Ce lundi, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a durci le ton. Marouane Mabrouk a reçu une peine totale de 14 ans de réclusion criminelle dans le cadre d’une affaire de « blanchiment d’argent », une information confirmée ce mardi par une source judiciaire à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP).

Le verdict délivré par la cour met en exergue une série de malversations financières complexes. Pour le premier chef d’accusation, qui concerne l’appropriation illicite de fonds publics par un membre d’une société à participation étatique, l’accusé a écopé de six ans de prison ainsi que d’une amende colossale de 100 millions de dinars.

À cette condamnation, s’ajoutent cinq années de détention pour blanchiment d’argent. La justice a jugé que Marouane Mabrouk avait intentionnellement tiré parti de ses fonctions et de son statut social pour réaliser ces opérations. Ce volet de l’affaire est accompagné d’une double sanction financière : une première amende de 100 000 dinars, suivie d’une seconde de 100 millions de dinars qui correspond à une confiscation.

Enfin, la chambre criminelle a prononcé une peine de trois ans de prison pour complicité d’abus de pouvoir. Le tribunal a établi que l’homme d’affaires avait contribué à l’utilisation illégale de la fonction d’un dirigeant d’entreprise publique pour obtenir des avantages indus pour des tiers, au détriment de l’administration.