Manouba : enquête de l’Instance électorale sur la nationalité d’un élu
Un membre du Conseil des régions et des districts pour la région de Manouba est visé par une enquête de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) après la découverte de sa nationalité étrangère, une situation contraire aux dispositions légales en vigueur pour les élections locales. La Tunisie se classe première en Afrique pour le nombre de chercheurs et de publications scientifiques par million d’habitants, a annoncé ce vendredi 30 janvier 2026 Chedhly Abdelli, directeur général de l’Agence nationale de promotion de la recherche scientifique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Un membre du Conseil des régions et des districts de Manouba fait l’objet d’une enquête de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) suite à la découverte de sa nationalité étrangère, ce qui va à l’encontre des dispositions légales en vigueur pour les élections locales. Une analyse juridique est en cours pour déterminer les suites à donner, a déclaré Imed Abdelli, directeur central des affaires juridiques à l’ISIE.
D’après Abdelli, la loi interdit à tout candidat aux élections locales de détenir une nationalité étrangère. Elle impose également la pureté du casier judiciaire pour les crimes intentionnels et l’absence de sanctions légales qui empêcheraient la candidature. Toute infraction à ces conditions entraîne la perte automatique du droit de se présenter.
Le Conseil concerné, qu’il soit local, régional ou national, doit suivre une série de procédures dans ce type de cas. Cela inclut la constatation du siège vacant et la communication officielle avec l’ISIE pour son remplacement. L’Instance est alors responsable de désigner le candidat suivant sur la liste, en fonction du nombre de voix obtenues lors du scrutin, ici lors du tirage au sort des membres du Conseil national des régions et des districts qui a eu lieu le 28 mars 2024.
Imed Abdelli a précisé que si il est prouvé que le membre en question a intentionnellement dissimulé sa nationalité étrangère et a violé les conditions de candidature, une plainte sera déposée auprès du ministère public pour infraction à la loi. Le doute remonte aux élections des conseils locaux de 2023, lorsqu’un concurrent avait signalé que l’élu en question possédait une nationalité étrangère.
L’ISIE a déjà pris en compte cette situation le 29 décembre 2025, comme le mentionne le procès-verbal de son conseil publié dans le Journal officiel n°4 du 9 janvier 2026. Après avoir reçu des correspondances du ministère de l’Intérieur et du ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, le conseil de l’Instance a officiellement informé le Conseil national des régions et des districts et l’a invité à prendre les mesures légales nécessaires pour pourvoir le siège vacant, conformément à l’article 38 du décret n°10 de 2023 relatif à l’organisation des élections des conseils locaux et à la composition des conseils régionaux et des districts.
La Tunisie se distingue en Afrique par le nombre de chercheurs et de publications scientifiques par million d’habitants, a déclaré ce vendredi 30 janvier 2026 Chedhly Abdelli, directeur général de l’Agence nationale de promotion de la recherche scientifique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Lors de son intervention sur les ondes de la radio nationale, Abdelli a souligné que ce succès nécessite toutefois un renforcement de l’interaction entre les laboratoires de recherche et les institutions économiques et sociales, afin d’optimiser l’impact des travaux scientifiques sur le développement national.
La Tunisie compte actuellement près de 40 centres de recherche et développement répartis à travers le pays, ainsi que 10 pôles technologiques implantés dans plusieurs gouvernorats, notamment Tunis, Sfax, Monastir et Médenine. Selon Abdelli, les équipements scientifiques nécessaires sont largement disponibles dans ces structures, offrant un cadre propice à l’innovation et à la production scientifique.
Le directeur général a enfin précisé que le système national de recherche scientifique et d’innovation est entré dans une nouvelle phase, centrée sur la valorisation des résultats scientifiques, afin de renforcer leur contribution au développement économique et social de la Tunisie.

