Mahmoud El May : Baisse des prix du pétrole temporaire, crise énergétique perdure.
Mahmoud El May a affirmé ce jeudi 9 avril 2026 que les mouvements de protestation entravent la production de phosphate en Tunisie, alors que les prix mondiaux du phosphate et de ses dérivés connaissent une hausse remarquable. Rim Helal, secrétaire générale de la Fédération générale des mineurs relevant de l’UGTT, a déclaré que la fédération attend des clarifications officielles concernant l’avenir de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG), tout en indiquant une tendance vers de nouveaux mouvements de protestation.
Tout en plaidant pour une trêve sociale pour diminuer les pertes et indemniser les préjudices dans le secteur des hydrocarbures, Mahmoud El May, expert international en énergie, a déclaré ce jeudi 9 avril 2026 que les manifestations entravent la production de phosphate en Tunisie, alors que les prix mondiaux du phosphate et de ses dérivés augmentent significativement.
À ce sujet, Rim Helal, secrétaire générale de la Fédération générale des mineurs de l’UGTT, a indiqué que la fédération attend des éclaircissements officiels concernant l’avenir de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG), affirmant qu’il y a une tendance vers de nouveaux mouvements de protestation en coordination avec la centrale syndicale. Cela vise à faire entendre les exigences des travailleurs et à promouvoir des solutions urgentes pour sauver l’entreprise.
M. El May a ajouté, lors de son intervention dans l’émission « Midi Express » sur les ondes d’Express Fm, que la chute actuelle des prix du pétrole n’a aucune justification matérielle, soulignant que les pertes de capacité de production n’ont pas encore été évaluées. Il a précisé que l’ouverture du détroit d’Ormuz ne résoudra pas tous les problèmes, car le rétablissement du niveau de production dans les pays du Golfe, tel qu’il était avant le 28 février, date à laquelle la guerre contre l’Iran a débuté, prendra du temps.
Il a également laissé entendre que de nombreux pays cachent l’ampleur de leurs pertes pétrolières, signalant que certaines raffineries sont complètement à l’arrêt et pourraient ne pas reprendre leur production avant au moins trois ans, avec des prévisions de retour du prix du baril de pétrole vers les 100 dollars.
Il a conclu en affirmant que les crises pétrolières, à travers l’histoire, montrent que les marchés peuvent parfois se tromper dans leurs premières réactions, en avertissant que la baisse actuelle pourrait n’être qu’une correction psychologique temporaire dans une crise énergétique encore loin d’être résolue.
Ainsi, l’expert international en hydrocarbures a précisé que ce récent recul des prix sous la barre des 100 dollars est un mouvement psychologique lié à l’annonce d’une trêve, plutôt qu’une réalité énergétique durable. Il ne s’agit ici que d’une accalmie fragile qui dissimule des risques persistants.

