Lotfi Riahi alerte sur les dangers des paris en ligne.
Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne pour l’information du consommateur (OTIC), a appelé l’État à intervenir pour contrer la prolifération dangereuse du phénomène des jeux de paris électroniques. L’Organisation tunisienne pour l’information du consommateur avait déjà alerté, le dimanche 1er février 2026, sur la progression alarmante des paris en ligne et sur la menace directe que représente un pareil phénomène sur la jeunesse.
Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne pour l’information du consommateur (OTIC), a appelé l’État à intervenir pour lutter contre la prolifération inquiète des jeux de paris électroniques.
Invité ce lundi 2 février 2026 sur les ondes de la Radio Nationale, M. Riahi a précisé que ce fléau s’étend largement, notamment dans les quartiers populaires densément peuplés. Il a souligné que de nombreux magasins de jeux accueillent des jeunes qui se lancent dans cet univers périlleux. « En raison de son âge et de sa nature, un jeune est naturellement attiré par le risque, le jeu et l’aventure. Certains espaces de jeux proposent à ces jeunes de parier de l’argent sur des événements sportifs en ligne. Cela entraîne un risque d’addiction. Et dois-je préciser que toute cette opération est illégale, d’autant plus que les paris sportifs devraient être gérés par l’État », a-t-il déclaré.
M. Riahi s’est également interrogé sur les sources de financement de cette activité qui utilise des devises étrangères, affirmant que les pratiques de ces établissements ressemblent à des infractions de change et, par conséquent, à du blanchiment d’argent.
« Un jeune ne possède pas de carte électronique de paiement en devises. Il remet donc de l’argent à celui qui gère cet espace de ‘publinet’, qui le transforme en argent électronique en devise étrangère pour alimenter le compte du jeune sur les portails de paris et lui permettre d’accéder au jeu », a-t-il expliqué, ajoutant que cela se fait souvent à l’insu des parents.
L’invité a insisté sur la nécessité d’actualiser le cadre juridique régissant ce type d’activité. Il a souligné l’importance de renforcer la coordination entre les organismes de contrôle, les financeurs, les forces de sécurité et les techniciens afin de prévenir toute tentative de fraude.
Pour rappel, l’Organisation tunisienne pour l’information du consommateur avait déjà tiré la sonnette d’alarme, hier, dimanche 1er février 2026, sur la progression préoccupante des paris en ligne et sur la menace directe que représente un tel phénomène sur la jeunesse ainsi que sur la stabilité sociale et économique.

