L’OMS recommande de remplacer la cigarette après le jeûne par une activité saine.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en Tunisie a souligné la nécessité de retarder autant que possible la première cigarette après la rupture du jeûne, au moment de l’iftar et après, pendant le mois de Ramadan. Selon les statistiques de 2021, en Tunisie, 15,2 % des adultes utilisent la cigarette électronique, le tabagisme reste très répandu chez les hommes (48,3 %), et il est responsable de 15,3 % des décès masculins et de 3,9 % des décès féminins.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en Tunisie a souligné l’importance de retarder la première cigarette après la rupture du jeûne, que ce soit des cigarettes traditionnelles ou des alternatives au tabac, au moment de l’iftar et par la suite durant le mois de Ramadan. Elle recommande de remplacer cette impulsion par des activités sportives, culturelles ou récréatives pour détourner l’attention de la dépendance à la nicotine nuisible.
Dans un message publié sur sa page Facebook ce jeudi, l’OMS Tunisie a encouragé à limiter le tabagisme, y compris l’utilisation de cigarettes électroniques et de tabac chauffé, en repoussant autant que possible l’acte de fumer, en prenant dix respirations profondes ou en attendant que l’envie passe.
Elle conseille également de privilégier la consommation d’eau plutôt que de fumer et de se divertir avec des activités comme la lecture, le sport, la marche légère ou les échanges avec la famille.
L’organisation considère le Ramadan comme une chance pour arrêter de fumer, grâce à l’abstinence naturelle durant plusieurs heures, ce qui diminue la dépendance à la nicotine. Cette période est idéale pour renforcer la patience et le contrôle des envies, pouvant ainsi inaugurer un nouveau mode de vie sain.
D’après les statistiques de 2021, en Tunisie, 15,2 % des adultes utilisent la cigarette électronique, le tabagisme reste très répandu chez les hommes (48,3 %), et il est à l’origine de 15,3 % des décès masculins et de 3,9 % des décès féminins.
Auparavant, Hatem Bouziane, président de l’Alliance tunisienne pour la lutte contre le tabac, avait signalé que 25 % des enfants scolarisés en Tunisie sont fumeurs, mettant en évidence que ce pourcentage est en constante augmentation, surtout avec l’émergence de nouvelles formes de tabac et de cigarettes électroniques ou chauffées. Ces produits, proposés par de grandes entreprises du tabac, visent à inciter les jeunes et d’autres catégories de la population à les utiliser malgré leurs risques scientifiquement avérés.

