Tunisie

L’espoir persiste malgré les obstacles et les défis.

L’occupation sioniste a conduit à plus de 71 000 décès, selon les derniers chiffres, sans compter les blessés. À Rafah, le poste est fermé depuis mai 2024, et sa réouverture est réclamée par les Nations unies et les organisations humanitaires.


L’occupation sioniste a entraîné des conséquences meurtrières terribles, suscitant l’indignation de la communauté internationale, et la Cour internationale de justice a condamné l’État sioniste pour génocide.

Les offensives militaires, désignées par certains comme « la guerre », ont causé plus de 71 000 morts selon les derniers chiffres, sans compter le nombre de blessés, souvent moins médiatisés.

Quel est leur nombre ? Comment et où reçoivent-ils des soins ? Les hôpitaux ont été bombardés, des patients abattus dans leur lit, des médecins emprisonnés ! On évalue à 20 000 le nombre de Palestiniens ayant besoin de soins urgents, attendant la possibilité de quitter le territoire pour accéder à des traitements médicaux.

100 000 enfants, exposés au froid et aux intempéries, souffrent de maladies infantiles et de malnutrition. Les organisations humanitaires, dont Médecins sans frontières (MSF), se voient interdire l’entrée sur le territoire palestinien dévasté.

Pourtant, parmi l’aide bloquée à la frontière, des tonnes de médicaments essentiels pour les blessés et les personnes désespérément dans le besoin restent piégées dans des camions. C’est une honte.

À Rafah, où vivent près d’un million de Palestiniens, le poste est fermé depuis mai 2024, sa réouverture étant réclamée depuis longtemps par les Nations unies et les organisations humanitaires. Toutefois, les autorités sionistes, utilisant de faux prétextes, n’ont pas autorisé cette réouverture.

Dans le plan de paix destiné à mettre fin à la guerre, la deuxième phase, qui prévoit notamment l’ouverture des frontières, n’avance pas aussi rapidement que promis.

Depuis lundi, le seul point de passage à Rafah, situé dans une zone encore occupée par Tsahal au-delà de la « ligne jaune », a rouvert dans les deux sens vers et depuis l’Égypte.

Cette réouverture, attendue avec impatience par les Palestiniens, est strictement contrôlée par l’armée d’occupation et se limite aux piétons.

Dans les jours à venir, 200 personnes devraient traverser vers l’Égypte, tandis que 50 par jour feront le chemin inverse. Le point de passage devrait rester ouvert environ six heures par jour, mais les conditions de traversée sont très strictes.

Des foules se sont rassemblées à la frontière, comprenant 500 malades graves, les attentes sont interminables et les fouilles ainsi que les humiliations sont systématiques. Au premier jour (hier), plusieurs personnes ont été refoulées. Cela était prévisible.

La réouverture représente un pas important vers la paix, offrant de l’espoir aux Gazaouis et la possibilité de soigner les blessés, tout en soulageant les souffrances de leurs enfants.

Cependant, tant que le retrait de l’armée d’occupation de la bande de Gaza, comme le prévoit le plan de paix, ne sera pas réalisé, il serait imprudent d’affirmer que l’espoir est total.