Tunisie

Les créances des pharmaciens pourraient atteindre 116 millions de dinars.

Les créances financières dues aux pharmaciens tunisiens pourraient atteindre 116,5 millions de dinars d’ici la fin du mois de février 2026, selon des données officielles présentées mardi devant la Commission des services et du développement social du Conseil national des régions et des districts. À la date du 6 février 2026, le montant global des sommes dues s’élevait déjà à 92,1 millions de dinars, illustrant une pression financière croissante sur le secteur pharmaceutique.


Les créances impayées envers les pharmaciens tunisiens pourraient atteindre 116,5 millions de dinars d’ici la fin février 2026, selon des informations officielles présentées mardi à la Commission des services et du développement social du Conseil national des régions et des districts.

Au 6 février 2026, le montant total des sommes dues s’élevait déjà à 92,1 millions de dinars, illustrant une pression financière croissante sur le secteur pharmaceutique.

Ces chiffres ont été communiqués lors d’une séance d’audition qui a eu lieu le mardi 10 février 2026, réunissant plusieurs cadres et responsables du ministère des Affaires sociales, dans le cadre du suivi du rythme de paiement des prestations de services de santé.

Les données financières détaillées montrent que la majorité des créances concernent des dettes ayant dépassé les délais de paiement réglementaires.

Ainsi, les montants en souffrance depuis plus de 60 jours s’élèvent à 71,9 millions de dinars, ce qui représente la part la plus importante de l’ensemble des créances. En revanche, les dettes pour une durée n’excédant pas deux mois sont évaluées à 20,2 millions de dinars.

Cette structure de l’endettement met en lumière des retards persistants dans le paiement des prestations fournies par les pharmaciens, ce qui pourrait affecter la stabilité financière des officines et la continuité de l’approvisionnement en médicaments.

Dans une projection à court terme, les estimations communiquées lors de la séance indiquent une aggravation attendue de la situation.

Les créances totales devraient atteindre 116,5 millions de dinars d’ici la fin février 2026, dont près de 89 millions de dinars correspondant à des dettes anciennes, en souffrance depuis plus de 60 jours.

Face à cette évolution préoccupante, la question de l’accélération du paiement des créances et de l’instauration de mécanismes durables de financement du système des prestations de santé reste au centre des préoccupations des professionnels du secteur.