Les 10 trésors tunisiens inscrits au patrimoine immatériel de l’UNESCO
Dix éléments sont désormais inscrits par la Tunisie sur la Liste du Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Le kohl arabe a été inscrit aujourd’hui jeudi, par la Tunisie sur cette liste, lors de la 20e session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à New Delhi (Inde).
Dix éléments ont été ajoutés par la Tunisie à la Liste du Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Le dernier ajout concerne le kohl arabe, inscrit aujourd’hui jeudi avec la Syrie, l’Iraq, la Jordanie, la Libye, Oman, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes Unis, lors de la 20e session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel qui se déroule du 8 au 13 décembre 2025 à New Delhi (Inde).
### Les dix éléments inscrits par la Tunisie sur la Liste du Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO
• « Le kohl arabe » (Dossier arabe -2025),
• « Le henné : rituels, esthétique et pratiques sociales » (Dossier arabe – 2024),
• « Les arts du spectacle chez les Twāyef de Ghbonten » (Dossier tunisien – 2024),
• « Les arts, savoir-faire et pratiques associés à la gravure sur métaux (or, argent et cuivre) » (Dossier arabe -2023),
• « La harissa, savoirs, savoir-faire et pratiques culinaires et sociales » (Dossier tunisien -2022),
• « La calligraphie arabe : connaissances, compétences et pratiques » (Dossier arabe -2021),
• « La pêche à la charfiya aux îles Kerkennah » (Dossier tunisien – 2020),
• « Les savoirs, savoir-faire et pratiques liés à la production et à la consommation du couscous » (Dossier maghrébin -2020),
• « Les connaissances associées au palmier dattier » (Dossier arabe -2019),
• « Les savoir-faire de la poterie de Sejnane » (Dossier tunisien – 2018).
Le kohl est une poudre noire fine utilisée comme eye-liner par des personnes de tous les genres, servant non seulement de cosmétique mais aussi de protection contre le vent, le sable et le soleil. Présent dans le quotidien, les occasions spéciales et les rituels religieux, il est fabriqué à partir d’ingrédients naturels, avec des préparations variant en fonction des environnements et des modes de vie locaux.
Élaboré à la maison ou lors de rassemblements, le kohl est principalement préparé par des femmes qui transmettent les connaissances et savoir-faire associés à leurs filles et petites-filles, selon l’UNESCO. En Tunisie, il est connu sous les noms vernaculaires Al khôl et Al khôl al ‘arbi. Généralement, le kohl arabe est conservé dans des récipients décoratifs, nommés « makhala », souvent transmis comme souvenirs de famille.
Cette pratique est également transmise par les traditions orales, événements communautaires, écoles et institutions culturelles. En plus d’être un symbole identitaire pour les communautés et un élément clé des routines de beauté quotidiennes, le kohl est utilisé comme remède à des fins de guérison physique et spirituelle.
Il favorise également le dialogue et des échanges enrichissants entre nations ainsi qu’entre communautés de femmes. Les yeux maquillés au kohl incarnent aussi une forme forte d’expression féminine, surtout dans des sociétés où seuls les yeux sont visibles à cause de la dissimulation du visage.
Par ailleurs, le ministère des Affaires culturelles travaille sur un dossier de candidature pour inscrire la Jebba tunisienne au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Cette candidature vise à obtenir une reconnaissance internationale pour la valeur de ce costume traditionnel, considéré comme un symbole essentiel de l’identité nationale et de la mémoire collective des Tunisiens. L’inscription de la Jebba renforcerait le rayonnement culturel de la Tunisie et contribuerait à la sauvegarde de ce patrimoine afin de le transmettre aux générations futures.
Rappelons que l’UNESCO est l’agence des Nations unies qui promeut la coopération dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture et de la communication pour favoriser la paix mondiale. Elle offre des services essentiels à ses États membres en établissant des normes et standards mondiaux, développant des outils pour la coopération internationale, produisant des connaissances pour les politiques publiques et construisant des réseaux mondiaux de sites et d’institutions inscrits sur ses listes.

