Le ZAZOU Hamza Balloumi et le mignon terroriste

Jeudi 17 janvier 2019, la journée de la grève des braves, j’étais vers 21 h 30 au café près de chez moi avec des amis. J’ai eu la curiosité de jeter un regard sur la télé, car je n’en ai pas à la maison. Hamza Balloumi était à son émission les quatre vérités. Par hasard le reportage qu’il présentait concerne une histoire à dormir debout d’un terroriste revenu de Syrie. Il était très « gentil, doux » comme un bébé. Il a raconté comment des « frères » ont exploité son mal de vivre pour le formater, l’endoctriner et l’envoyer en Syrie via la Libye, et la Turquie. Il croyait selon ses dires s’être engagé pour aider des gens dans leur travail humanitaire pour une population en détresse. Mais cela n’empêche qu’il a fait tous les entraînements militaires nécessaires à le rendre opérationnel dans les combats. Seulement ce toutou tout gentil s’est arrangé pour ne pas quitter sa base à Alep où il n’y avait pas de combats évitant les fronts chauds. Pourtant, il voyait au quotidien les morts par dizaines et entendait les cartouches qui sifflaient. C’est à dure qu’en fait,il n’était pas dans un endroit de tout repos comme il le prétend. Le camp était cloisonné et surveillé pour entraver la libre circulation de ses occupants et les désertions. Lui, avait toujours des excuses pour ne pas aller au combat comme si les radicaux de Daech lui laissaient la liberté de choix, et qu’ils ne l’ont pas obligé de tuer dès son arrivée pour expérimenter son engagement. En fin, il a fini par se convaincre qu’il doit quitter cet enfer et retourner en Tunisie. Seulement son passeport était confisqué. Pour le récupérer, il a pleurniché devant un supérieur daéchien finissant par le persuader qu’il ne pouvait être utile à la cause humanitaire pour laquelle il a été recruté. Ce daéchien lui procura courtoisement son passeport et l’aida même à franchir la frontière turque malgré la présence de groupes en armes tout au long du parcours. Et c’est ainsi qu’il est revenu en Tunisie regrettant sa triste expérience « humanitaire ». Le pauvre a été mis sous surveillance policière tout comme beaucoup des 800 daéchiens qui ont regagné le territoire national. Comme preuve de son innocence, la justice n’a trouvé aucun chef d’inculpation contre lui, car il n’y avait pas de preuve qu’il ait commis d’actes répréhensibles. Il fallait qu’il entre avec un semi-remorque de têtes coupées pour que la justice soit convaincue de sa culpabilité. Que c’était pathétique. Le hamza était venu aux larmes comme le pleurnicheur Ala de je ne sais quelle émission et dans quelle chaîne TV. Faut-il aussi que je m’intéresse à ce genre de trous du cul comme si nos politiciens et notre illustre gouvernement ne suffisaient pas à me rendre malade.
Ce zazou de Hamza veut que ces monstres recouvrent une vie normale et que la méchante police les laisse vivre en paix. Ya Hamza, si ces repentis sont si gentils pourquoi ne pas en recruter quelques uns comme chauffeurs, jardiniers, gardiens dans ta maison et celles de tes amis, auprès de vos femmes et enfants ? Pourquoi les Nahdhaouis devenus des nababs et qui les ont pourtant envoyés en Syrie, ne les recruteraient-ils pas en tant qu’ouvriers dans leurs fermes, usines, grandes surfaces, hôtels… ? Non, ils ne le feraient pas. Ils les robotisent et veulent que nous leur donnions l’absolution pour qu’ils nous enveniment la vie.
Dans quel monde absurde vivons-nous ?! Un daéchien qui avoue son appartenance à un groupe terroriste, et avoue s’être entraîné au maniement des armes et des explosifs, avoir séjourné dans un camp terroriste, et était sur les fronts de la mort, côtoyé les coupeurs de têtes et on ne lui trouve aucun chef d’inculpation, pourtant il a admis qu’il a subi un lavage de cerveau pour être volontaire pour la terreur.
N’est il pas venu à l’idée de le hamza que sont invité daéchien a été renvoyé en Tunisie après avoir tout appris des techniques de la mort, pour être un jour ou l’autre appelé à semer la mort et la terreur parmi les siens.
Dans quel monde absurde vivons-nous?! Hamza dépénalise un terroriste en public et il n’est pas poursuivi pour apologie au terrorisme. Ya Hamza, ton buez bien rétribué est bourré d’explosifs, seulement es-tu certains d’être à l’abri de l’effet boomerang de ce genre d’engin. Car, ces monstres sont comme les animaux sauvages, malgré leur domestication, l’instinct sauvage peut ressurgir à tout moment, même à l’encontre de leurs maîtres.
Drôle de pays où la barouita médiatique est reine pour honorer un terroriste et diaboliser un syndiqué qui milite pour sa dignité.
Drôle de far ouest où pour une poignée de dinars on trahi même sa propre mère. Ces médias sont de la catégorie dont parle John Suinton lors de son discours d’adieu au New York Time, rapporté par Alain Soral dans son livre « Comprendre l’empire » aux éditions Blanche à la page 145, où il est dit : « Le travail des journalistes consiste à détruire la vérité, à mentir sans réserves, à pervertir les faits, à avilir, à ramper aux pieds de Mammon et à vendre son pays et sa race pour gagner son pain quotidien ou ce qui revient au même, son salaire. Nous sommes les pantins et les vassaux des hommes riches qui se cachent derrière la scène. Ils tirent les ficelles et nous dansons…Nous sommes les prostituées intellectuelles. »

Mounir Chebil