Le Souffle d’Hammamet : Soufiane Bouali et sa calligraphie en acier
Le projet « I love Hammamet » est une sculpture en acier réalisée par Soufiane Bouali, inspirée par le dessin calligraphique d’Achref Ben Abed Halime. En décembre 2025, la Tunisie accueillera plus de onze millions de voyageurs, marquant un renouveau touristique sans précédent.
« Sous la plume du calligraphe Achref Ben Abed Halime, le dessin originel s’imprègne de traditions arabes, offrant à la sculpture une âme et une identité qui transcendent la simple forme ».

À la frontière de la mer et de l’histoire, là où le bleu de la Méditerranée se mêle au blanc des murs d’Hammamet, une nouvelle silhouette se prépare à transformer l’horizon. Le projet « I love Hammamet » est bien plus qu’une simple signalétique urbaine ; c’est une œuvre monumentale, réalisée dans la durabilité de l’acier par Soufiane Bouali.
Tout commence avec le mouvement d’une plume. Sous l’œil du calligraphe Achref Ben Abed Halime, la lettre arabe se déploie, se plie et s’entrelace pour former l’identité d’une région.
C’est cette essence graphique, à la fois fragile et profonde, que Soufiane Bouali a choisi de transformer. En s’appropriant ce design, le sculpteur a réalisé une métamorphose : le trait d’encre s’est concretisé en volume, et l’idée s’est élevée en monument.
Le choix des matériaux résulte d’une réflexion précise. Selon l’Agence italienne Nova, en utilisant de l’acier inoxydable 316, poli jusqu’à briller comme un miroir, l’artiste offre à la ville une œuvre vivante.
La sculpture ne se contente pas d’exister ; elle absorbe le passage des nuages, l’éclat du soleil tunisien et le sourire des passants. Elle incarne un dialogue permanent entre technique pure et émotion brute, devenant une sentinelle moderne apte à résister aux agressions du sel et du temps.
Ce geste artistique est le résultat d’un destin uni entre deux rives. Né à Tunis mais nourri par vingt années d’exil créatif en Italie, Soufiane Bouali porte en lui l’exigence des maîtres artisans de Cantù et l’audace des grands designers milanais.
De ses collaborations avec des figures telles que Ron Arad ou la maison Versace, il a rapporté ce savoir-faire unique où le métal, loin d’être une matière froide, devient un langage.
Alors que la Tunisie célèbre en décembre 2025 un renouveau touristique sans précédent, accueillant plus de onze millions de visiteurs, l’œuvre de Bouali arrive à un moment propice.
Elle confère à Hammamet, joyau du littoral, un nouveau phare culturel. À travers cette installation, la ville ne se contente pas d’être observée, elle s’offre à vivre, invitant les visiteurs du monde entier à s’arrêter un instant devant ce miroir d’acier, où il est possible de lire, en lettres de lumière, la fierté d’une identité retrouvée.

