Tunisie

Le SNJT dénonce la mort de trois journalistes au Liban.

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a condamné le ciblage de journalistes dans le sud du Liban, qui a coûté la vie à Fatima Ftouni, à son frère Mohamed Ftouni, et au journaliste Ali Shoeib. Dans un communiqué publié samedi 28 mars 2026, le SNJT a exprimé sa solidarité avec les familles des victimes et a appelé la communauté internationale à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à la politique d’impunité menaçant la liberté de la presse.


Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a fermement condamné le ciblage délibéré de journalistes dans le sud du Liban, qui a entraîné la mort de Fatima Ftouni, correspondante d’Al-Mayadeen, de son frère caméraman Mohamed Ftouni, et du journaliste d’Al-Manar Ali Shoeib.

Dans un communiqué diffusé le samedi 28 mars 2026, le syndicat a indiqué que cette attaque n’était pas un accident, mais s’inscrivait dans une “politique systématique” visant à faire taire les voix libres au Liban et en Palestine occupée, ainsi qu’à entraver la transmission de la réalité sur le terrain.

Le SNJT a qualifié l’attaque de crime de guerre manifeste, en violation flagrante du droit international humanitaire, notamment des dispositions des Conventions de Genève protégeant les journalistes considérés comme civils en situation de conflit armé. Le syndicat a également dénoncé le ciblage répété des médias, qui reflète, selon lui, la volonté de certaines parties d’imposer une narration unilatérale et d’occulter les faits documentant les violations et crimes.

Le SNJT a exprimé sa solidarité totale et inconditionnelle avec les familles des victimes et leurs collègues, affirmant que ces attaques ne dissuaderont pas les journalistes d’exercer leur mission et renforceront leur détermination à défendre la vérité et à exposer les violations. Le syndicat a réitéré son soutien à tous les journalistes travaillant dans les zones de conflit.

Enfin, le SNJT a appelé la communauté internationale, et en particulier les Nations Unies et les organisations de défense de la liberté de la presse, à prendre des mesures urgentes, à ouvrir des enquêtes internationales indépendantes et à mettre fin à la politique d’impunité menaçant directement la liberté de la presse et les valeurs humaines universelles.