« Le Reste » de Baker Ben Fredj : Ce qui ne demeure pas malgré l’oubli…
La galerie Archivart accueille, à partir du 24 janvier, la nouvelle exposition personnelle de l’artiste visuel Baker Ben Fredj, intitulée « Le Reste ». Natif de Hammamet en 1965, Baker est diplômé de l’Institut technologique d’art, d’architecture et d’urbanisme de Tunis en 1990.
La gravure est au centre de la démarche artistique de Baker Ben Fredj, agissant comme une matrice fondamentale qui façonne son univers créatif : « Même lorsque le collage ou la peinture semblent en détourner le geste, elle persiste, discrète mais tenace », affirme Gabsi. Toujours présente, la gravure se maintient comme une mémoire originelle, un socle sur lequel reposent formes et récits visuels.
La Presse — La galerie Archivart présentera, à partir du 24 janvier, la nouvelle exposition personnelle de l’artiste visuel Baker Ben Fredj, intitulée « Le Reste ». Né à Hammamet en 1965, Baker a obtenu son diplôme de l’Institut technologique d’art, d’architecture et d’urbanisme de Tunis en 1990. Il a également ouvert un atelier de gravure dans sa ville, destiné aux artistes professionnels et aux étudiants.
Son œuvre a été exposée à de multiples occasions, tant en Tunisie qu’à l’international, notamment en France, en Suisse, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Maroc, en Égypte, au Koweït et en Chine. Il a dirigé l’Union des artistes plasticiens tunisiens pendant la période de la « révolution ».

« Après vingt ans de création dans l’intimité de son atelier à Hammamet, Baker Ben Fredj brise le silence. Son exposition, « Le Reste », révèle cette part indéfectible de la “réserve” qui devient une composante essentielle de son imaginaire artistique », souligne Wafa Gabsi, galeriste et cofondatrice des lieux.
« Le Reste » évoque aussi, selon elle, les souvenirs, ce qui reste enfoui dans la mémoire, là où « symboles, empreintes et traces affleurent comme des racines indestructibles pour construire un monde, le sien ». En tant que plasticien au parcours original et sans compromis, Baker Ben Fredj a très tôt choisi de vivre exclusivement par et pour son art.
Cette approche radicale nourrit l’ensemble de son œuvre et se manifeste à travers une recherche plastique cohérente, patiente et profondément ancrée dans la matière. Au centre de sa démarche, la gravure conserve une place prépondérante. Véritable matrice originelle, elle structure son univers artistique : « Même lorsque le collage ou la peinture semblent en détourner le geste, elle persiste, discrète mais tenace », écrit Gabsi. Jamais effacée, la gravure perdure comme une mémoire première, un socle sur lequel se bâtissent formes et récits visuels.
Considérée comme une synthèse de plusieurs années de recherche, cette exposition à venir de Baker Ben Fredj met en lumière ce travail de longue haleine, à l’image d’une empreinte révélée sous la pression d’une presse. À travers des motifs naturels récurrents et des compositions dynamiques, l’artiste propose une réflexion sur l’origine de la création et sur ce qui subsiste, malgré l’érosion du temps et le travail de l’oubli.

