L’absence du nouveau Guide Suprême interroge : qui ne dirige pas l’Iran ?
Le président américain Donald Trump a déclaré ce lundi 16 mars 2026 que « certains disent que le nouveau guide iranien est décédé, et tout le monde s’accorde à dire qu’il n’est pas en pleine santé », selon les informations relayées par la chaîne Al Jazeera. Depuis sa nomination, de nombreux médias ont rapporté des informations divergentes sur l’état de santé du nouveau guide, l’agence Reuters ayant cité un responsable iranien affirmant que Mostafa Khamenei avait « subi des blessures légères pendant la guerre ».
Le président américain Donald Trump a déclaré ce lundi 16 mars 2026, concernant l’évolution de la guerre contre l’Iran, que « certains disent que le nouveau guide iranien est décédé, et tout le monde s’accorde à dire qu’il n’est pas en pleine santé », selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera.
Il a poursuivi en affirmant : « Certains dirigeants en Iran veulent négocier, mais nous ne savons pas qui dirige réellement l’Iran. »
Ces déclarations, ainsi que celles précédemment émises, suscitent de plus en plus d’interrogations sur la situation actuelle du nouveau guide suprême iranien, notamment face aux informations contradictoires concernant sa localité et son état de santé depuis sa nomination.
### Le rôle du guide suprême dans le système iranien
Le guide suprême est la plus haute autorité politique et religieuse en Iran, tel que stipulé dans la Constitution de la République islamique, adoptée après la révolution iranienne qui a renversé le Shah en 1979.
Ce poste combine à la fois le pouvoir religieux et politique. Le guide est considéré comme le « Vali Faqih », c’est-à-dire le représentant de l’Imam Mahdi dans la direction de la communauté, selon la doctrine chiite duodécimale.
Il dirige également les forces armées et joue un rôle central dans la définition des politiques générales de l’État, notamment en ce qui concerne la nomination des hauts responsables du système.
La nomination du nouveau guide a eu lieu après l’assassinat de l’ancien guide, Ali Khamenei, au début de la guerre contre l’Iran, lors d’une opération visant à créer un vide dans la hiérarchie politique et militaire du pays.
Par la suite, son fils Mostafa Khamenei a été désigné comme nouveau guide, une décision qui a provoqué un vaste débat, notamment en raison de son absence d’apparitions publiques depuis l’annonce de sa nomination, se limitant à un discours diffusé par la télévision officielle iranienne.
### Des informations contradictoires sur son état de santé
Depuis sa nomination, de nombreux médias ont rapporté des informations divergentes concernant la santé du nouveau guide.
L’agence Reuters a cité un responsable iranien déclarant que Mostafa Khamenei avait « subi des blessures légères pendant la guerre ».
En revanche, le New York Times, se basant sur des responsables iraniens, a indiqué que « le fils de Khamenei a été blessé à la jambe et se trouve dans un lieu fortement sécurisé pour des raisons de sécurité ».
Face à ces versions contradictoires, l’absence du nouveau guide en public semble être liée à des considérations sanitaires ou sécuritaires, voire à un mélange des deux, surtout après les menaces explicites des États-Unis et d’Israël visant sa personne.
### Rumeurs d’un traitement en Russie
Parmi les récits entourant sa nomination, certaines sources médiatiques ont évoqué son « transfert en Russie pour recevoir un traitement à bord d’un avion militaire, à la demande du président russe Vladimir Poutine ».
Cependant, le Kremlin a refusé de commenter ces informations ce lundi. La chaîne Russia Today a rapporté les propos du porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, déclarant : « Nous ne commentons pas ce genre de questions » en réponse à cette affaire.
Dans ce contexte d’incertitude, la situation réelle du nouveau guide suprême iranien demeure l’un des sujets les plus discutés concernant la nature de la direction en Iran durant cette période cruciale de l’histoire du pays.
Si certains estiment que la plupart des décisions liées à la conduite de la guerre sont entre les mains du Corps des Gardiens de la Révolution, la réponse définitive à cette question pourra émerger seulement avec l’évolution du conflit et de ses multiples développements.

