Tunisie

La Tunisie retirée de la liste (UCO) : fin surveillance

L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la notation de la dette à long terme (LT) de la Tunisie à « B- » et lui a attribué une note de recouvrement « RR4 ». Elle a également retiré la Tunisie de la liste des pays sous observation (UCO).


L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la note de la dette à long terme (LT) de la Tunisie à « B- », lui a attribué une note de recouvrement « RR4 » et l’a retirée de la liste des pays sous observation (UCO).

Cette information, bien que technique, porte une signification importante. En effet, il s’agit d’une bonne nouvelle.

Il ne s’agit pas d’un exploit retentissant ni d’une ascension soudaine dans les classements mondiaux. C’est plutôt un petit pas sûr, mesuré et vérifié. Ce pas ne résulte pas d’une euphorie, mais d’une persévérance. Pour une Tunisie souvent ballotée par les pressions extérieures, ce pas prend une valeur politique et symbolique précieuse.

Fitch ne fait preuve d’aucune indulgence ni complaisance. L’agence constate une capacité de recouvrement moyenne, un cadre institutionnel encore fragile et une gouvernance à améliorer.

Cependant, elle observe également un mouvement : la fin de la surveillance, la stabilisation du risque, et la reconnaissance d’un État qui demeure debout malgré les tempêtes. Cela peut sembler peu pour des marchés en attente, mais c’est beaucoup pour une nation qui cherche à se réapproprier son destin.

Ce classement, bien que modeste, ravive une souveraineté longtemps mise à mal. Il indique que la Tunisie peut avancer sans tutelle permanente, qu’elle peut négocier sans pression, et décider sans être déjà disqualifiée.

Il rappelle que la libération nationale ne se limite pas à un événement historique : c’est une lutte économique, institutionnelle, presque quotidienne.

Bien entendu, Fitch conditionne toute amélioration à des réformes durables. Le message est limpide : rien n’est acquis. Mais pour la première fois depuis longtemps, l’horizon semble s’éclaircir.

Ce n’est pas un triomphe, mais mieux : un signal de confiance émergente. Parfois, en économie comme en histoire, une simple lueur est suffisante pour relancer un pays.