Tunisie

La Tunisie, deuxième pays arabe en gaspillage alimentaire après l’Égypte.

La Tunisie arrive en tête des pays du Maghreb en matière de gaspillage alimentaire avec une moyenne de 172 kg par personne et par an, soit un total national estimé à deux millions de tonnes. Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), les aliments les plus fréquemment jetés dans le pays sont le pain, les produits céréaliers et les légumes.


La Tunisie se positionne en tête des pays du Maghreb en matière de gaspillage alimentaire, avec une moyenne de 172 kg par personne et par an, totalisant environ deux millions de tonnes au niveau national. Cela la place au deuxième rang arabe après l’Égypte, d’après l’« Indice du gaspillage alimentaire 2024 » du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Les aliments qui sont le plus souvent jetés dans le pays incluent le pain, les produits céréaliers et les légumes. Cette situation représente, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), un défi majeur pour la sécurité alimentaire nationale.

À l’échelle mondiale, le gaspillage alimentaire est responsable de 10 % des émissions de gaz à effet de serre, selon l’alerte lancée par le WWF pour l’Afrique du Nord. Chaque aliment jeté constitue une perte économique, mais représente également un gaspillage massif des ressources naturelles : l’eau, l’énergie et les terres agricoles sont gaspillées tout au long de la chaîne de production.

De plus, il existe un impact climatique direct : les déchets organiques, une fois en décharge, produisent du méthane lors de leur décomposition, ce qui est un puissant gaz à effet de serre.

Face à cette réalité, l’ONG considère que la diminution du gaspillage alimentaire est « une étape fondamentale pour la protection du climat ». Pour atteindre cet objectif, elle recommande plusieurs mesures simples telles qu’une meilleure planification des repas, des achats plus raisonnés, la valorisation des surplus alimentaires et le soutien aux initiatives de recyclage des déchets organiques.

Ces recommandations sont particulièrement cruciales pour la Tunisie, qui pourrait convertir ce défi environnemental en une opportunité de renforcer sa résilience alimentaire et d’améliorer sa contribution aux engagements climatiques internationaux.