La SONEDE adopte le Smart Water pour sécuriser l’eau dans le Sud.
Une technologie de pointe dédiée à la détection des fuites sur les réseaux de distribution d’eau potable a été récemment déployée dans le gouvernorat de Médenine, permettant d’identifier 450 fuites sur une canalisation longue de 312 kilomètres. Le président directeur général de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), Abdelhamid Mnaja, a annoncé le lancement d’un appel d’offres pour la digitalisation des compteurs d’eau à l’échelle nationale, visant à améliorer le suivi de la consommation et à réduire les pertes.
Une technologie avancée pour la détection des fuites sur les réseaux de distribution d’eau potable a été récemment mise en place dans le gouvernorat de Médenine. Cette innovation a permis d’identifier 450 fuites sur une canalisation s’étendant sur 312 kilomètres, entraînant une économie de 32 litres d’eau par seconde, correspondant à la production annuelle d’un puits de capacité équivalente.
Lors des réunions du conseil régional des eaux, qui se sont tenues jeudi au siège du gouvernorat de Médenine, ce dispositif a été présenté dans le cadre d’une modernisation des infrastructures hydrauliques. Abdelhamid Mnaja, président directeur général de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), a déclaré à l’Agence TAP qu’il s’agit d’un programme d’intégration de technologies intelligentes, visant à optimiser la gestion des réseaux de distribution d’eau potable, conformément au concept « Smart Water ».
Dans ce même contexte, Mnaja a annoncé le lancement d’un appel d’offres pour la digitalisation des compteurs d’eau à l’échelle nationale, initiative destinée à améliorer le suivi de la consommation et à limiter les pertes.
Concernant les difficultés d’accès à l’eau potable dans les régions du Sud, il a souligné la nécessité d’augmenter la capacité de production des stations de dessalement d’eau de mer à Zarat et sur l’île de Djerba, tout en renforçant les infrastructures de transfert pour répondre aux besoins croissants des habitants de Médenine, Gabès et Tataouine.
De plus, un projet de forage de huit puits est prévu dans les zones de Béni Khedache, Médenine-Nord et Médenine-Sud, pour un coût total estimé à 4,610 millions de dinars.
Les travaux du conseil régional des eaux ont également abordé les problèmes d’approvisionnement en eau potable, la vétusté des réseaux de distribution, le raccordement de l’hôpital universitaire de Médenine au réseau public d’eau, ainsi que le projet de création d’une station de dessalement d’eau de mer à Zarzis.

