Tunisie

Investissements 2025 : quelles régions tunisiennes ne tirent pas l’économie ?

En 2025, les investissements déclarés en Tunisie ont atteint 8,36 milliards de dinars, soit une hausse de 39,3 % par rapport à l’année précédente, selon le Bulletin annuel 2025 de la Tunisia Investment Authority (TIA). Sidi Bouzid a attiré plus d’un milliard de dinars, suivi de Tunis avec 698 millions de dinars et Gabès avec 696 millions de dinars.


Les investissements déclarés en Tunisie ont connu une augmentation significative en 2025, atteignant 8,36 milliards de dinars, ce qui représente une hausse de 39,3 % par rapport à l’année précédente, selon le Bulletin annuel 2025 de la Tunisia Investment Authority (TIA).

Ces investissements devraient générer plus de 101 000 emplois, renforçant ainsi la dynamique de l’économie tunisienne et son attractivité pour les investisseurs, tant nationaux qu’internationaux.

En ce qui concerne la répartition géographique des investissements, on constate une concentration marquée dans certains gouvernorats. Sidi Bouzid se classe en tête avec plus d’un milliard de dinars attirés, suivi par Tunis avec 698 millions de dinars, et Gabès qui a récolté 696 millions de dinars. Les régions de Nabeul, Gafsa, Sfax, Ben Arous, Zaghouan, Kairouan et Jendouba totalisent ensemble plus de 70 % des investissements déclarés.

Ces données mettent en lumière l’importance des régions centrales et du sud du pays dans la relance économique, ainsi que le rôle stratégique des zones moins développées, notamment pour les projets d’énergie renouvelable.

L’analyse par districts confirme cette hiérarchie. Le deuxième district, qui inclut Ariana, Ben Arous, Manouba, Nabeul, Tunis et Zaghouan, concentre près de 32 % des investissements déclarés.

Le quatrième district, qui englobe Gafsa, Sfax, Sidi Bouzid et Tozeur, attire plus d’un quart des financements, alors que le troisième district, qui réunit Kairouan, Kasserine, Mahdia, Monastir, Sousse et Siliana, représente 17 %.

Les districts du sud et du nord-ouest, comprenant respectivement Kébili, Médenine, Gabès, Tataouine ainsi que Bizerte, Béja, Jendouba et Le Kef, attirent 13 et 11 % du total des investissements.

Cette répartition témoigne d’un équilibre entre les grandes métropoles et les zones périphériques, mettant en exergue un intérêt croissant pour le développement régional.

D’un point de vue sectoriel, le secteur industriel reste prépondérant, représentant 35 % des investissements et 39 % des emplois à créer, bien qu’il ait légèrement reculé par rapport à 2024.

Les services occupent la deuxième place, avec 21 % du total et 59 % des emplois, tandis que les énergies renouvelables jouent un rôle stratégique avec 20 % des investissements, reflétant la volonté de la Tunisie de réussir sa transition énergétique d’ici 2035.

L’agriculture se démarque également avec plus de 1 300 millions de dinars d’investissements, soulignant l’importance de ce secteur pour la sécurité alimentaire et le développement régional. Le tourisme connaît aussi une nette progression, portée par un projet emblématique de 300 millions de dinars à Jendouba, générant plus de 600 emplois.

La TIA précise que 65 % des investissements proviennent de capitaux nationaux et 35 % de participations étrangères, montrant un intérêt croissant des investisseurs internationaux pour la Tunisie.

Les projets d’intérêt national, représentant près du tiers du total, témoignent de l’ambition du pays d’attirer des projets structurants et générateurs de valeur durable.