Intempéries et transport : un manque de réactivité observé
Depuis près de deux semaines, la situation catastrophique des transports publics persiste. Les usagers des stations de bus et de métro, telles que celles de Tunis-Marine et de Bab Alioua, sont privés de services en raison de niveaux d’eau élevés causés par les forte pluies.

Les récentes averses ont servi de prétexte pour paralyser le secteur des transports. La situation est chaotique. Les Tunisiens se trouvent laissés pour compte. Jusqu’ici, aucune amélioration ne se profile.
La Presse – Les travailleurs, élèves et étudiants peinent chaque jour à rejoindre leurs lieux de travail ou d’études. Certains n’hésitent pas à parcourir plusieurs kilomètres à pied.
Leur absence peut leur coûter cher. De nombreux élèves ont séché plusieurs cours. Des étudiants ont également raté des cours en présentiel, qui sont donc obligatoires. Effectivement, ce sont eux les véritables héros.
Des promesses !
Tout le monde se dispute les taxis collectifs ou individuels. Les transporteurs clandestins guettent et réclament leur part.
Le Tunisien n’a pas d’autre choix. Il n’hésite pas à débourser, chaque jour, des sommes souvent supérieures à son salaire.
On peut s’interroger sur les raisons de ce désordre.
La réponse est simple : le secteur du transport public a gravement échoué à sa mission. Les bus ne circulent plus vers certaines destinations, causant de nombreux désagréments pour les usagers. Les métros sont presque hors service.
Ils tombent en panne quotidiennement, entraînant des conséquences pour les usagers. Les travailleurs se retrouvent en difficulté avec leurs employeurs. Cela constitue également un coup dur pour l’économie dans son ensemble. Y a-t-il des personnes qui s’en préoccupent ?
Cela fait maintenant près de deux semaines que cette situation catastrophique persiste.
Si l’on comprend les raisons des soucis concernant les métros, il est difficile d’expliquer ce qui se passe pour les bus.
Certes, la zone de Tunis-Marine est inondée depuis les dernières pluies, ce qui, selon les responsables, empêche la circulation des métros. De plus, la fréquence des métros dépasse régulièrement 60 ou 80 minutes. Parfois, aucun métro ne circule pendant plusieurs heures, ce qui est inacceptable. Dans ce chaos, l’usager manque d’informations et reste dans le flou complet.
La désillusion est d’autant plus forte que des promesses de changement continuent d’être faites. On a promis l’acquisition de plusieurs centaines de nouveaux bus (déjà réceptionnés) et la maintenance de plusieurs véhicules et rames de métro.
Ces promesses formulées en janvier 2025 assuraient qu’à la fin décembre 2025, des dizaines de bus et de métros supplémentaires seraient intégrés dans le réseau, avec des fréquences de . . . 7 à 10 minutes pour tous les moyens de transport !
Aujourd’hui, en février 2026, rien de tout cela n’existe. La situation est même pire qu’auparavant, affirment les utilisateurs.
Des solutions sont-elles possibles ?
Pour ceux qui vivent ces difficultés, l’abandon par ceux qui sont censés gérer ce secteur vital est palpable.
Face à cette situation, c’est un véritable fiasco.
Comment peut-on rester sans trouver de solutions ? Si cela ne durait qu’un ou deux jours, cela se comprendrait. Mais cela s’éternise.
En effet, beaucoup soupçonnent des relents de complot, quelque chose de difficilement compréhensible pour le citoyen lambda.
Voir des dizaines de bus arriver au port de La Goulette n’a d’intérêt que si cela se traduit par des faits concrets. Or, force est de constater que rien n’a changé.
C’est d’autant plus alarmant que la situation des jours derniers est critique.
La circulation des bus et des métros est un véritable désastre. Certaines zones sont submergées par les eaux pluviales, privant ainsi les habitants de moyens de transport.
C’est le cas, par exemple, pour les métros. La zone de Tunis-Marine en est l’exemple le plus flagrant.
Le tunnel de Bab Alioua est également concerné.
Concernant Tunis-Marine, il est bien connu que ce problème n’est pas nouveau. Depuis des décennies, les usagers du TGM en font l’expérience.
Il est surprenant qu’aucune solution n’ait été amorcée.
Les opérations d’évacuation de l’eau n’ont pas été efficaces et resteront inefficaces tant qu’aucune solution durable n’est trouvée.
On nous dit qu’il existe actuellement des études pour stabiliser cette zone, qui est à un niveau plus bas que la mer, empêchant ainsi l’écoulement des eaux de pluie.
Nos ingénieurs, dont le siège se trouve à proximité de cette zone et qui vivent régulièrement ces aléas, ne peuvent-ils pas trouver une solution à ce fléau ?
Il serait nécessaire, à notre avis, de construire une station de pompage pour évacuer l’eau vers la mer, tout en construisant des digues pour empêcher l’eau de refluer vers les zones basses.
C’est là, en tout cas, notre modeste point de vue. Mais il revient aux techniciens de déterminer la meilleure manière de se protéger contre les inondations récurrentes à chaque forte pluie.
Cet endroit abrite une importante activité de transport en commun avec trois stations : celle du TGM, celle des bus et celle des métros. Ces trois stations sont à l’arrêt à cause du niveau élevé des eaux.
Les usagers ont donc été privés des services des bus 74, 104 (qui ont été déplacés à Bab Alioua) et les autres bus desservant le Campus, l’aéroport, les cités Ennasr ou la Charguia stationnent non loin, près du ministère du tourisme.
En tout cas, le citoyen a beaucoup souffert de ce chaos.
Il attend que les responsables réagissent plus rapidement et trouvent des solutions rapidement. Il est temps qu’ils renforcent toutes les lignes de métro (2, 4, 5 et 6) avec des bus.
C’est plus qu’urgent, car les pannes de métros et les nombreux incidents sont devenus monnaie courante. De ce fait, ce moyen de transport n’est plus fiable.
En vérité, les utilisateurs des transports publics sont les victimes de cette mauvaise gestion, ne demandant que l’application des programmes promis. Et ce n’est que justice.

