Hier , Mongi Rahoui faisait pitié

Mongi Rahoui faisait pitié à voir hier: là haut adossé à une colonne de marbre gris , isolé, absent. Le dernier rescapé d’une gauche meurtrie semblant perdu, étranger, comme un intrus au milieu de cette assemblée de tous les scandales où s’agitent ces imams Jaziri et Jawadi, les deux makhlouf, l’obsédé sexuel et le terroriste, les toubel et tous les knatryas et menteurs. Il ne se reconnaissait pas dans cette galère et se demandait ce qui arrive à ce pays. Jetant de temps à autre à cette gueule hideuse, fatiguée , figée, baveuse , triste à en mourir de Ghannouchi en face qui trônait sur son perchoir assis sur le Jihez esserri, le cadavre de son pote , Chokri Belaid, sur les espoirs de tout un peuple à une vie meilleure. Baillant, abattu, ennuyé puis se levant et quittant en pleurs cette assemblée pendant que ces hurluberlus de collègues affichaient les doigts de rabaa ou des sourires narquois puant de putois vainqueurs.
Yel3an bou din omm eddymou9ratya.

Fadhi Ch’ghol